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* MAURICE OHANA (1913 - 1992), France

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Maurice Ohana [1913, France (Casablanca, alors en Protectorat Français) - 1992, France (Paris), décédé à 79 ans] est d'abord initié par sa mère (Anglaise de Gibraltar) au «cante jondo» Espagnol et aux improvisations des musiciens berbères au Maroc, avant d'entamer une formation musicale à Barcelone (1927-1931), puis à Paris avec Jean-Yves Daniel-Lesur pour le contrepoint et l'harmonie (tout en étudiant l'architecture) ; sa mère, d'origine Juive Sépharade Andalouse, son père, natif de Gibraltar et donc citoyen Britannique, et sa nourrice Gitane, lui apportent esprit et culture farouchement indépendants, voire provocateurs ou déconcertants (avec humour, il écrit son nom à l'Irlandaise : O'Hana, il joue avec son année de naissance, 1914 au lieu de 13 qui porte malheur) ; avant la guerre, il est pianiste concertiste (au Pays Basque, où il réside avec sa famille) ; entre 1939 et 1945, il est au front sous l'uniforme Britannique (Afrique, Égypte, Italie, résistance Française) ; il se retrouve, en 1944, à Rome, où il devient l'élève et l'ami du compositeur Alfredo Casella et découvre la jeune école Italienne ; en 1947, fixé à Paris, il a formé un éphémère groupe, baptisé Zodiaque, contre toute tyrannie esthétique (notamment, le supposé dogmatisme de l'école sérielle) ; ce n'est qu'à la quarantaine qu'il décide de se consacrer entièrement à la composition ; à la fin de sa vie, il quitte Paris pour s'installer à Carnac en Bretagne ; le personnage est farouchement libre (quasi libertaire) et indépendant, métissé de cultures très diverses (en premier, de tout autour de la Méditerranée, ensuite orientale et asiatique, et enfin Atlantique, et constamment anti-Germanique), fidèle en amitié (et dans les idées et opinions), attaché à la nature (à l'enracinement, sans surprise pour un déraciné et aux paysages). Site Internet : www.mauriceohana.com... Premières œuvres significatives : "Trois Caprices" (1949-1957, pour piano, élégiaque et d'un jeu librement atonal, solennel, processionnel, puis ). Instruments pratiqués : piano, clavecin, guitare (à 10 cordes).Moderniste-National (tendance primitiviste). Maurice Ohana est un compositeur en dehors des écoles (plutôt indépendant) et du métissage, avec un ancrage Méditerranéen fort ; initialement il est adepte des modes d'émission vocale du cante jondo Andalou et de ses procédés d'ornementation (sons glissés dans des micro-accidents, tiers de tons arabisants), puis il fait des recherches sur d'autres micro-intervalles (quarts de ton, dans "Tombeau") ; son style personnel n'est acquis que tardivement (dans les années 1960) mais ensuite il ne bouge que peu ; sa musique, plus sensuelle que conceptuelle, reste atypique, utilisant plusieurs sources d'inspiration (médiéval, opéra Chinois, théâtre Nô Japonais, jazz, tradition Arabe, Berbère, Noire-Africaine, etc.) pour créer chaque fois une forme particulière (il est malheureusement trop peu joué depuis sa disparition), à la fois fortement émotionnelle et construite, à tendance rituelle ou martiale, très colorée (par alliage de timbres) et claire ; ses instruments de prédilection sont la voix, les cordes pincées (guitare, cithare, clavecin), le piano, les percussions et le violoncelle… Pièces emblématiques (sur un catalogue d'une centaine, avec peu de pièces d'envergure avant les années 1970) : "Llanto por Ignacio Sanchez Mejias [Déploration sur la Mort du Toréro Sanchez]" (1950, pour récitant, baryton, clavecin, chœur et petit orchestre, une pièce célèbre, monodique et modale, scandée et hispanisante qui rappelle Manuel de Falla), "Cantigas" (1954, pour chœur et percussions, en droite ligne du Cante Jondo), "Synaxis" (1955-1966, pour orchestre, avec cithare en tiers de ton, 2 harpes et 2 pianos solistes), "Tombeau de Claude Debussy" (1962, pour soprano, cithare, piano et petit orchestre, méditatif, lumineux et violent), "Cris" (1969, pour 12 voix mixtes, non écoutés en concert), "Chiffres de Clavecin" (1968, pour clavecin et ensemble, un concerto entre éclat et silence), 24 Préludes (1973, pour piano, un des sommets néo-romantiques de l'instrument), "L'Office des Oracles" (1974, pour quatuor vocal, 2 chœurs mixtes et ensemble, un rituel sacré syncrétique), "Lys des Madrigaux" (1976, pour chœur de femmes, solistes et ensemble instrumental), "Anneau du Tamarit" (pour violoncelle et orchestre, 1976, avec des encerclements uniques), Messe (1977, pour chœurs, 2 solistes et ensemble instrumental, sans credo, primitiviste, non écoutée en concert), "Trois Contes de l'Honorable Fleur" (1978, pour soprano et orchestre, d'une belle poésie), "Livre des Prodiges" (1979, pour grand orchestre, paysagiste dialogue en 13 courtes parties), "Douze Études d'interprétation" (1985, premier livre, pour piano), "La Célestine" (1988, opéra, tragi-comédie avec amour, magie et sorcellerie d'après un mythe fondateur de la culture Espagnole, franc succès à la création, jamais redonné en France), "Avoaha" (1992, pour chœur mixte, 3 percussions et 2 pianos, à l'occasion de l'inauguration des Jeux Olympiques d'Albertville, littéralement Avé Oahana, comme un adieu, envoûtant).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1962Tombeau de Claude Debussy (soprano, solistes et orchestre ) [49 ans]Orchestre-Voix (soprano soliste, cithare en tiers de ton, piano soliste avec 3ème pédale, célesta soliste, bois et vents par 1, nombreuses percussions pour 4 à 6 musiciens, et de 14 à 22 cordes). Une pièce innovante par son emploi des tiers de tons (… … suite | … plus (portrait compositeur)29xxxx++++
197324 Préludes (piano) [60 ans]Piano-Etudes. Une œuvre d'une grande sensualité, avec une grande recherche de raffinement au niveau de l'harmonie et des timbres (peu contrastée) qui est bien sûr un hommage aux Préludes de même nombre de Frédéric Chopin ; le prélude 1 est ascendant … … suite | … plus (portrait compositeur)42xxx+++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendelégendelégendeNé le 12 Juin 1913

M.A.J.-Actus : 2013/03/18.
Mort le 13 Novembre 1992 ; réunion musicologique spéciale au CDMC, le 14 Février 2013 pour une synthèse de ses apports musicaux, à l'occasion du centenaire de sa naissance ; reprise de "Avoaha", pour chœur, 2 pianos et 3 percussionnistes, à Aix, le 27 Janvier 2013 ; reprise de "Llanto por Ignacio Sanchez Mejias", le 26 septembre 2010, en Arles ; hommage à ses influences, le 4 Avril 2009 à Maurepas ; reprise de 4 pièces pour voix, dont les 3 Contes pour l'Honorable Fleur (superbe), à Radio France, le 30 Mars 2007. Site Internet personnel (pas d'extraits musicaux): www.mauriceohana.com

* Conseil-découverte : "Trois Contes de l'Honorable Fleur" (1978, pour soprano et orchestre) |

* Conseil-approfondissement : 24 Préludes (1973, pour piano) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 18-Mars-2013

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