legend

Adams | Adès | Amy | Andre | Babbitt | Barber | Barraqué | Bayle | Bedrossian | Benjamin | Berio | Bernstein | Bertrand | Birtwistle | Boesmans | Boucourechliev | Boulez | Britten | Cage | Campana | Carter | Cavanna | Chostakovitch | Chowning | Connesson | Copland | Crumb | Dalbavie | Dallapiccola | Dao | Denisov | Dillon | Durieux | Dusapin | Dutilleux | Eloy | Eötvös | Escaich | Fedele | Feldman | Fénelon | Ferneyhough | Ferrari | Ginastera | Glass | Goeyvaerts | Górecki | Greif | Grisey | Haas | Harvey | Henry | Henze | Holliger | Huber | Ingólfsson | Jolas | Jolivet | Kagel | Khatchatourian | Kurtag | Lachenmann | Levinas | Ligeti | Lindberg | Lutoslawski | Machover | Maderna | Manoury | Mantovani | Maresz | Messiaen | Monnet | Murail | Nancarrow | Nono | Nunes | Ohana | Pablo | Pärt | Parmégiani | Partch | Pécou | Penderecki | Pesson | Posadas | Poulenc | Pousseur | Radulescu | Reich | Rihm | Riley | Risset | Robin | Romitelli | Saariaho | Scelsi | Schaeffer | Schnittke | Schoeller | Sciarrino | Stockhausen | Stravinsky | Takemitsu | Tanguy | Tippett | Ullmann | Ustvolskaya | Varèse | Vivier | Wessel | Xenakis | Young | Zimmermann |



* ALBERTO GINASTERA (1916 - 1983), Argentine

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Alberto Evaristo Ginastera [1916, Argentine (Buenos Aires) - 1983, Genève (Suisse), décédé à 67 ans], issu d'une famille Italienne (prononcer «djinastéra») et Espagnole (Catalane), étudie d'abord au conservatoire Williams de Buenos Aires (1928-1935), puis au Conservatoire National (1936-1938), avec López Buchardo, Athos Palma, José André et José Gil ; dès 21 ans, il suscite la sensation et accède à la célébrité locale avec son ballet Panambí (1937, créé en 1940), puis enseigne la composition au Conservatoire national de Buenos Aires et au Liceo Militar General San Martín (1941-1945) ; grâce à une bourse Guggenheim, il part à New York compléter sa formation (1945-1947), notamment avec Aaron Copland (à Tanglewood) ; il est nommé directeur du conservatoire de La Plata (1948-1952, puis 1956-1958) et Professeur au Conservatoire national de Buenos Aires, à partir de 1953 ; il fonde et dirige, en 1962, le Centro Latino-Americano de Altos Estudios Musicales (CLAEM), un institut pour les jeunes compositeurs sud-américains, avec invitations à enseigner des compositeurs modernes comme Messiaen, Maderna, Nono ; en 1968 (après désaccords politiques successifs avec les autorités Argentines), il émigre, enseigne au Dartmouth College (New Hampshire, USA), puis s'installe en Suisse, à Genève, à partir de 1971, pour composer plus librement (pédagogie limitée) ; relativement peu connu en Europe, il est considéré aux USA comme une figure importante de la musique, à l'instar de Copland (ses derniers opéras, en Suisse, reflète ses préoccupations modernistes Européennes, moins folklorisantes) ; ses dernières pièces marquent un retour aux sources, notamment son 4ème opéra, "Barrabas" ou sa dernière pièce d'orchestre "Popol Vuh", presque complètes mais inachevées en raison de sa mort d'un cancer hématologique foudroyant ; un homme jovial (mais inquiet), perfectionniste, méticuleux... Première œuvre significative : "Danzas Argentinas" (1937, pour piano). Instrument pratiqué : piano, violoncelle (indirectement : Aurora Natola, 2ème épouse depuis 1971, instrumentiste professionnelle).Progressiste-National (tendance romantique). Alberto Ginastera est un grand mélodiste et sans doute le plus inspiré, si comparé à ses aînés Latino-Américains, Heitor Villa-Lobos (1887-1959), Silvestre Revueltas (1889-1940), ou Carlos Chávez (1899-1978) ; ses influences sont clairement à chercher du côté de Bartok, de Prokofiev, du premier Stravinsky, de Copland et de Katchatourian ; sa musique est essentiellement dansante (rythmée, balancée, souvent rhapsodique, même ses pièces non chorégraphiques) et tonale (avec des dissonances à doses filées), avec un sens de la couleur forte, musquée, avec toujours le choix de l'équilibre, et le risque -pas toujours évité- de la carte postale pittoresque ou édifiante ; il a caractérisé et nommé lui-même 3 périodes dans son catalogue (surtout au niveau de l'écriture et du langage, évoluant vers moins de spontanéité, mais aussi plus d'ambition et de complexité), même si au global son style est plutôt cohérent et stable, schématisé par des Allegros con fuoco rythmés, puissants ou obsessifs ou par des Adagios mélancoliques avec larges envolées romantiques : (1) «Nationalisme objectif» ou folklore Argentin réaliste, avec des pièces entièrement tonales, héritières du passé (1934-1948), (2) «Nationalisme subjectif» ou folklore subjectif, pour laquelle les thèmes ne sont plus empruntés directement au folklore, mais la couleur générale reste clairement nationale (1948-1958), (3) «Néo-expressionisme» sans plus aucune réminiscence folklorique, alliant toujours une certaine essence Argentine au modernisme Occidental par l'intégration du dodécaphonisme, des clusters, des micro-intervalles et même de l'aléatoire, avec éclectisme (1958-1983) ; ses opéras, tous de la maturité, "Don Rodrigo", "Bomarzo", "Beatrix Cenci", "Barrabas", sont également essentiels à l'appréciation de son œuvre ; curieusement, ses (courtes) pièces pour piano, depuis l'opus 2 jusqu'à la 3ème sonate (1982), affectionnent davantage poésie et intimisme que les pièces orchestrales, tout en gardant fraîcheur, naturel, et profusions de rythmes ; peu connu (et peu joué) en Europe, il est considéré aux USA comme une figure importante, et il a exercé une forte influence sur de nombreux compositeurs populaires des années 1960, y compris par ses musiques de films (11, au total)… Pièces emblématiques (dans un catalogue limité, de haute tenue et homogène, avec 54 numéros d'opus publiés jusqu'en 1982): "Panambi" (1940, pour orchestre et ballet, avec une belle introduction mystérieuse et des percussions primitivistes), "Estancia" (1943, pour orchestre et ballet), "Pampeana" n°2 (1950, pour violoncelle & piano), Sonate pour piano n°1 (1952, avec des accélérations à la Nancarrow), Quatuor à cordes n°2 (1958, rhapsodique et enjoué), "Cantata para America Magica" (1960, pour solistes et 52 percussions, modérément dodécaphonique, avec des textes pré-Colombiens), Concerto n°1 pour piano (1961, post-Brahmsien pour le piano, avec un final martelé en Malambo), Quintette pour piano (1963, avec des cordes tendues dans la partie centrale et un piano maniaque dominant aux extrêmes), Concerto pour violon (1963, non écouté en concert), Concerto pour harpe (1965, enjoué et lyrique, avec une cadence somptueuse et un final virtuose), Concerto pour cordes (1966, lyrique, depuis une intro vertigineuse, aux micro-intervalles, jusqu'au finale furieux, en course frénétique), "Bomarzo" (1967, opéra flamboyant et au livret -sexuellement- osé pour l'époque), Concerto n°2 pour piano (1972, virtuose, un peu plus ambitieux qu'à l'habitude par des dissonances), Sonate pour guitare (1976, énigmatique et accrocheuse, avec effets de résonance), Concerto n°2 pour violoncelle (1980, richement coloré), Sonate pour piano n°2 (1981, très aboutie, mais moins originale), "Barabbas" (1977, opéra inachevé, non écouté en concert), "Popol Vuh" [La Création du Monde Maya] (1983, pour orchestre, inachevé et complété, créé en 1989, non écouté en concert).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1943Estancia (orchestre) [27 ans]Orchestre (grand). Suite de Ballet (la musique de la chorégraphie dure un peu moins de 30 minutes). Ouverture (1er mouvement, intitulé "Les Travailleurs agricoles"), dynamique, motorique avec ostinatos et montée en puissance, puis une danse lyrique e… … suite | … plus (portrait compositeur)11xxx+++++
1972Concerto pour piano n°2 (piano et orchestre) [56 ans]Piano concertant. Un grand concerto romantique virtuose et une pièce extraordinaire, au sens premier du terme, et ambitieuse (sur un socle Bartokien), qui s'ouvre sur des soliloques introspectifs, puis s'élance dans des montées et descentes vertigine… … suite | … plus (portrait compositeur)38xxx++++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendeNé le 11 Avril 1916

M.A.J.-Actus : 2009/04/20.
Mort le 25 Juin 1983 ; très peu d'actualités (à notre connaissance) en France, malgré l'accessibilité de sa musique aux mélomanes du grand répertoire, dommage ; ses amis devraient créer un site Internet

* Conseil-découverte : "Estancia" (1943, pour orchestre) |

* Conseil-approfondissement : Concerto pour harpe (1965) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 31-Octobre-2010

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
Retour Haut de page