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* FRANCIS POULENC (1899 - 1963), France

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Francis Poulenc [1899, France (Paris) - 1963, France (Paris), décédé à 64 ans] (prononcer «poulaink») étudie le piano avec Ricardo Viñes qui le présente à Érik Satie, Alfredo Casella et Georges Auric, puis l'harmonie et la composition avec Charles Koechlin (1921-1924) ; en 1926, il rencontre le baryton Pierre Bernac, pour lequel il a un attachement affectif, et compose pour lui un grand nombre de mélodies, en l'accompagnant au piano (1935-1963), dans des récitals de musique Française, tout autour du monde ; en 1935, suite à la mort accidentelle de son ami-compagnon, le compositeur Pierre-Octave Ferroud, il vit un profond retour à la foi catholique de son enfance ; cependant le personnage est complexe et ambigu : sa foi humaniste, non mystique, pragmatiquement sur-développée après un voyage à Rocamadour (1936), teintée de pessimisme, d'amertume et de tragique, est mêlée à un penchant pour les garçons, pour la gouaille insouciante, type mauvais garçon, voire libertin (pour l'époque) ; conservateur dans sa musique, il reste surprenamment ouvert à la musique d'avant-garde de son époque (abonnement aux concerts du Petit-Marigny, puis du Domaine Musical, faveurs envers Boulez dès le "Soleil des Eaux") ; son père, Émile Poulenc, a été l'un des fondateurs des établissements Poulenc Frères, le futur 1er groupe chimique Français Rhône-Poulenc, ce qui l'a mis à l'abri de tout besoin financier (et lui donne accès aux cercles aristocratiques ou grands-bourgeois Parisiens, avec un côté dandy). Site Internet (association d'amis): www.poulenc.fr... Premières œuvres significatives : "Rapsodie nègre (1917, pour baryton, piano et ensemble), "Le Bestiaire" (1919, mélodies sur des poèmes d'Apollinaire). Instrument pratiqué : piano (concertiste, accompagnateur).Progressiste-National. Francis Poulenc est un compositeur hors du temps de la Musique Contemporaine, profondément traditionaliste (mais pas conservateur) ; comme les autres membres du «Groupe des Six», qu'il co-fonde en 1920 (avec Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Germaine Tailleferre), à l'esthétique influencée par Satie et Cocteau, il rejette la mode d'avant guerre pour le romantisme, le post-wagnerisme et l'impressionnisme, et se tourne vers le style populaire et plein d'esprit du Music-Hall et le surréalisme ; même s'il est né tard, il n'a, dans son style d'après 1945, ni de goût pour le néo-classicisme, ni pour le dodécaphonisme : sa musique a pourtant un style inimitable (introuvable alors, sauf chez des épigones vite oubliés), avec un sens de l'élégance (truffée de sautes d'humeur), de la clarté, très Françaises, de l'humour (parfois puéril), une certaine sensualité, un don inné pour la mélodie spontanée et tonale, un goût pour l'innovation mesurée (dans les timbres, dans les thèmes de sa musique vocale, avec un zeste de provocation), un souci pour le drame humain, un sens religieux qui confère à certaines partitions une profondeur métaphysique, le tout avec indépendance et finesse d'esprit ; il reste surtout un grand mélodiste (pièces chorales, chants accompagnés au piano sur des poèmes de Guillaume Apollinaire ou de Paul Éluard) et un dramaturge humaniste (opéras, pièces vocales avec dimension théâtrale, tragique ou bien comique) ; sa musique d'après 1945 est bien plus cohérente et plus personnelle (détachée du style néo-classique et du surréalisme), avec un geste instrumental unique (lyrique, curieusement) et, comme plus tard Olivier Greif, un sur-usage de l'auto-citation… Pièces emblématiques (sur un total de 185 environ) : avant période contemporaine, "Les Biches" (1924, musique d'orchestre pour ballet), Trio pour piano, hautbois et basson (1926), "Concert champêtre" (1928, pour clavecin et orchestre, badin), "Aubade" (1928, pour piano et 18 instruments, stylé), "Le Bal Masqué" (1932, pour voix et ensemble), "Liturgies à la Vierge Noire de Rocamadour" (1936, un monument de piété céleste), "Tel Jour, telle Nuit" (1937, mélodies sur des poèmes d'Éluard) et, après guerre, "Histoire de Babar" (1945, pour voix et piano, destiné aux enfants), "Les Mamelles de Tiresias" (1947, opéra bouffe, d'après Guillaume Apollinaire, satire du féminisme), Concerto pour piano et orchestre (1950, un tube en patchwork inquiet-guindé), "Stabat Mater" (1950, pour voix et orchestre), Sonate pour 2 pianos (1953), "Dialogues des Carmélites" (1957, opéra, ambitieux, hanté par la mort), Sonate pour flûte et piano (1957, un tube élégiaque et primesautier), "La Voix Humaine" (1958, monodrame pour soprano et orchestre, une réussite dans le genre et une innovation dans la veine existentialiste), "Élégie" (1959, pour deux pianos), "Gloria" (1961, pour soprano, chœur et orchestre), "Sept Répons des Ténèbres" (1961-1963, pour voix et orchestre, avec des séries dodécaphoniques, pour la 1ère et dernière fois).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1957Dialogues des Carmélites (opéra) [58 ans]Opéra théâtre. Une œuvre (d'après Bernanos) marquée par une certaine amertume, par le doute et la peur et leur sublimation (par la grâce), et un sens du tragique, comme la tragédie classique, hors du temps (mais typée par les problèmes de son temps :… … suite | … plus (portrait compositeur)152xxx+++++
1957Sonate pour flûte (flûte et piano) [58 ans]Flûte (traversière)-Piano. La pièce élégiaque et primesautière (ébauchée dès 1952), aux thèmes-mélodies immédiatement reconnaissables (des tubes), représente bien le style du compositeur dans son laisser-aller, par son aisance, par sa gaieté légère, … … suite | … plus (portrait compositeur)13xxx+++++
1959La Voix Humaine (soprano et orchestre) [60 ans]Voix-Orchestre (monodrame lyrique). Une pièce incomparable (inclassable), théâtrale, en un acte d'après une pièce éponyme de Jean Cocteau ; l'œuvre prend la forme d'un monologue bouleversant (parlando décousu, sans trop de cohérence), avec de longs (… … suite | … plus (portrait compositeur)42xxx++++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendeNé le 7 Janvier 1899

M.A.J.-Actus : 2014/01/15.
Mort le 30 Janvier 1963 ; reprise dans une nouvelle mise en scène d'Olovier Py (inspirée) des "Dialogues des Carmélites", à Paris, le 21 Décembre 2013 ; semaine d'hommage en Mars 2011, détails à SIP (échec à sortir du modèle dandy et à ouvrir sa musique aux jeunes) ; reprise du "Dialogues des Carmélites" en Avignon, en Mars 2011 ; site Internet par une association d'amis très bien suivi. Site Internet (pas d'extraits musicaux): www.poulenc.fr

* Conseil-découverte : Concerto pour piano et orchestre (1950) |

* Conseil-approfondissement : "Liturgies à la Vierge Noire de Rocamadour" (1936) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 2-Avril-2011

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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