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* GALINA USTVOLSKAYA (1919 - 2006), Espagne

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Galina Ivanovna Ustvolskaya [1919, URSS (Saint-Pétersbourg, alors Petrograd) - 2006 Russie (Saint-Pétersbourg), décédée à 87 ans] (nom aussi écrit Ustvolskaïa, Ustwolskaja, Oustvolskaia, Oustvolskaya, en Français, prononcer «oustvolskailla») étudie au collège attenant au Conservatoire de Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) de 1937 à 1939, et au Conservatoire Rimsky-Korsakov jusqu'en 1949, notamment l'écriture musicale et la composition avec Dimitri Chostakovitch, son aîné de seulement 13 ans (1939-1947) ; dès 1948, à son tour elle enseigne la composition dans cette même université, et cela jusqu'à sa retraite (pendant environ 30 ans) ; de 1949 à 1968, en dehors des pièces écrites pour des commandes officielles, aucune de ses œuvres n'est créée en public ; une biographie détaillée et sérieuse est encore manquante (voir Feynerou : « Galina Ustvolskaya, un portrait », in Avidi Lumi, 1999, n° 7, p. 17-22), sauf un film réalisé en 2004 qui montre une personne seule, repliée sur elle-même pendant des décades, d'une détermination exceptionnelle, rarissime pour une femme (à la limite de l'hyper-rigidité psychologique), vivant dans un 2 pièces d'HLM (et méritant ainsi son surnom d'«Ermite de Saint-Pétersbourg») ; ses relations avec Dimitri Chostakovitch sont complexes et intimes (avec même des rumeurs d'une courte passion amoureuse réciproque et même une proposition de mariage, refusée par elle) : l'élève influe fortement sur les créations du maître (qui cite des thèmes à elle dans ses œuvres et les lui envoie encore inachevées, pour commentaires), et, le maître soutient son ancienne élève face à l'opposition de ses collègues de l'Union des compositeurs Soviétiques. Site Internet (en Anglais): ustvolskaya.org... Première œuvre significative : Concerto pour piano, orchestre à cordes et timbales (1946, encore influencé par Chostakovitch, mais déjà très caractéristique de son style). Instrument pratiqué : piano.Moderniste-Indépendante. Galina Ustvolskaya est une compositrice probablement importante, profondément originale et incomparable par l'extrémisme de son style, largement ignorée de son vivant (hormis dans son pays natal, et encore très tardivement en dehors de sa ville natale) ; sa musique, même des années 1950, sonnant aujourd'hui incroyablement moderniste, est fortement expressive, violente, aux dynamiques extrêmes, souvent empreinte de religiosité ou de spiritualité (par les textes inclus dans 4 des 5 symphonies) ; son style est unique par l'utilisation de blocs de sons homophoniques (souvent en clusters), brutaux (d'où son surnom de «femme au marteau»), incantatoires et répétés jusqu'à la nausée, par des combinaisons inhabituelles d'instruments (par exemple, 8 contrebasses, piano et caisse percussive dans sa "Composition n°2"), par les dynamiques extrêmes comme dans la Sonate pour piano n°6, par la pré-éminence du piano staccato ou des percussions pour battre des rythmes immuables (toutes ses œuvres connues impliquent l'un ou l'autre, voire les 2 instruments), par sa densité et sa concision (malgré l'usage immodéré de la répétition), son austérité, son hiératisme ; son langage fulgurant peut inspirer admiration-fascination ou inversement, frustration, voire répulsion-rejet, même si ce langage est globalement tonal ; sa dernière pièce, Symphonie n°5 "Amen", créée en 1991 à New York, a été suivie d'un silence total de 15 ans… Pièces emblématiques (seulement 21 pièces d'une grande cohérence, hormis les pièces alimentaires, commandes officielles, de style Soviétique) : Trio pour clarinette, violon et piano (1949, non écouté en concert), Octuor (1950, une merveille elliptique), "Grand Duo" (1959, pour violoncelle et piano, créé seulement en 1977), 6 Sonates pour piano solo (1947-1988, un sommet, âpre et très abrupt, où le piano est traité comme un instrument percussif, avec notamment la 4ème de 1957, au mystère tranquille, la 5ème de 1986, vertigineuse et sauvage, et la 6ème de 1988, encore plus extrême, avec ses clusters désespérés), Sonate pour violon et piano (1952, créée seulement en 1961, paradoxale), 5 Symphonies (1955-1991, pas toutes écoutées en concert, toutes à effectifs limités et hors du moule traditionnel, et notamment la n°2 "Vraie et éternelle Félicité", pour voix et ensemble, de 1979, un peu plus enjouée et lumineuse, et la n°3 "Jésus Messie, Sauve-nous" avec récitant, de 1983, apocalyptique, la n°4 n'étant qu'un trio pour piano, trompette, tam-tam, avec contralto, la n°5 qu'un sextuor avec voix), Composition n°1 "Dona nobis pacem" (1971-1977, pour piccolo, tuba et piano), Composition n°2 "Dies irae" (1973-1977, pour 8 contrebasses, piano et wooden cube), Composition n°3 "Benedictus, qui venit" (1975-1977, pour 4 flûtes, 4 bassons et piano).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1950Octuor (2 hautbois, 4 violons, timbales, piano) [31 ans]Piano, 2 hautbois, 4 violons, timbales. En 5 mouvements dans lesquels le piano joue un rôle éminent, la pièce commence de manière énigmatique et élégiaque, avec une marche introduite subrepticement ; puis, s'annonce une ritournelle grinçante au piano… … suite | … plus (portrait compositeur)18xxxx++
1977Composition n°2 (8 contrebasses, piano, percussion) [58 ans]Chambre-divers. Une pièce exceptionnelle d'une puissance extrême, marquée par le martellement-répétition scandé jusqu'à la nausée, selon une marche forcée qui n'aboutit nulle part ; sur le plan sonore, l'innovation vient de l'utilisation d'une caisse… … suite | … plus (portrait compositeur)18xxxx+++
1986Sonate n°5 (piano solo) [67 ans]Piano-solo (10 courts mouvements sans interruption). Une pièce d'une étonnante modernité et radicalité tout en étant aussi dans la lignée de la 2ème Ecole de Vienne et de Henry Cowell ; elle s'ouvre par des interjections auxquelles répond un jeu subt… … suite | … plus (portrait compositeur)16xxxx++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendelégendelégendeNé le 17 Juillet 1919

M.A.J.-Actus : 2015/06/04.
Morte le 22 Décembre 2006 ; très peu d'actualités (à notre connaissance) en France ; décès, annoncé 2 semaines après par les médias ; reprise le 22 Octobre 2010, de 3 pièces de chambre, à Paris Bastille ; si peu entendue en France (dommage) ; site Web officiel en Anglais. Site Internet personnel (avec extraits musicaux de radio): ustvolskaya.org/eng/

* Conseil-découverte : Octuor (1950) |

* Conseil-approfondissement : Composition n°2 "Dies irae" (1973-1977, pour 8 contrebasses, piano et wooden cube) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 8-Janvier-2012

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