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* LUC FERRARI (1929 - 2005), France

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Luc Ferrari [1929, France (Paris) - 2005, Italie (Arezzo), décédé à 76 ans] est un musicien à part, car un personnage non conformiste (par exemple, ses nombreuses fausses biographies), provocateur (à l'instar d'Erik Satie), faussaire (au sens positif de l'accaparement), aventurier (et aventureux) et d'origine Corse (farouchement indépendant, même rebelle à toute norme) ; après des études musicales avec Alfred Cortot et Arthur Honegger (1948-1950), à l'Ecole normale supérieure de Paris, puis Olivier Messiaen (1953-1954) au Conservatoire de Paris, alors rue de Madrid, (et une rencontre capitale à New York avec Edgard Varèse), il fréquente à partir de 1952 les sessions annuelles de Darmstadt et découvre la musique électronique avec Karlheinz Stockausen à Cologne et la musique concrète (bruits enregistrés) avec Pierre Schaeffer en France, puis collabore à la création du Groupe de Recherches Musicales (GRM) en 1958, jusqu'en 1966 (rupture fracassante) ; alors, il s'implique dans la Radio Française, et, de 1964 à 1982, travaille successivement en Suède (Stockholm, 1966), en Allemagne (Cologne, Berlin, 1967) et en France (Amiens, entre 1968 et 1969, et Pantin, entre 1978 et 1980) ; comme Pierre Henry (autre indépendant en rupture avec le GRM), il monte son propre studio en 3 étapes (1972, le studio Billig, modeste atelier; 1982, co-fondation de l'Association La Muse en Circuit; 1996, home-studio Atelier post-Billig) ; à partir de 1998, il découvre l'univers des DJ (Disc Jokeys) expérimentaux et leur potentiel en matière de compositions et touche à l'improvisation collective. Site Internet : www.lucferrari.org... Première œuvre significative : "Und so weiter" [Etcetera] (1966, pour piano et bande). Instrument pratiqué : piano.Electroacoustique-Mixte. Luc Ferrari est un compositeur libre et différent, moins en raison de ses excentricités iconoclastes (également dans les titres de ses pièces) que par son univers très intuitif, à la fois séducteur et provocateur, hors Institutions ; il a exploré de multiples nouveaux horizons pour la musique acousmatique (concrète et électronique), ayant très tôt compris le potentiel de la bande magnétique pour capter/mémoriser toutes sortes de bruits, de voix, de rumeurs réalistes, au point de mettre en péril le concept même de musique, sans exclure les incursions dans la musique mixte (c'est-à-dire, instrumentale incluse) ; il a toujours été attiré par la représentation (sens du réel et de l'éphémère), notamment avec le théâtre musical et la musique mise en scène (souvent virtuelle comme dans ses pièces radiophoniques ou «Hörspiel», reportages musicalisés, mi-radio mi-musique, ou ses bandes mélangeant bruits quotidiens et scènettes) ; parmi les compositeurs de musique savante, il est l'inventeur du field recording (enregistrement sur le terrain qu'il nomme «musique anecdotique», avec un magnétophone à bande «emprunté»), dans sa démarche globale d'insatiable sculpteur de sons (bruits compris) ; son style, teinté d'humour, est insaisissable, toujours inattendu, pluridisciplinaire et assimilateur, l'entraînant à explorer tout (et parfois n'importe quoi), à manipuler les sons (y compris instrumentaux), avec singularité, poésie, sensualité, intuition (calculée), variété sans fin, y compris auto-contradiction ; ses pièces ont toutes la particularité rare de raconter une histoire, elles ne négligent pas la consonance et elles mélangent allègrement rupture, liberté et (bon) plaisir… Pièces emblématiques (dans un catalogue abondant de plus de 170 pièces, encore incomplètement fixé et sans conteste avec pas mal de déchet): "Tautologos I, II" (1961, musique électronique, puis concrète, répétitive), "Hétérozygote" (1964, acousmatique), "Presque Rien I" (1969, sons mémorisés, avec des bruits de la nature), "36 Enfilades" (1985, pour piano et magnétophone), "Labyrinthe Hôtel" (1990, opéra de chambre), "Symphonie déchirée" (1998, pour ensemble et bande).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1998Symphonie déchirée (17 musiciens et bande) [69 ans]Ensemble-Sons Mémorisés (y compris voix). Une musique étrange et dérangeante, comme toutes les œuvres de Ferrari, mêlant l'acoustique simple et les sons amplifiés et mémorisés (commentaires parlés en voix-off en Allemand, Français), en 8 mouvements (… … suite | … plus (portrait compositeur)65xx++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendeNé le 5 Février 1929

M.A.J.-Actus : 2013/09/30.
Mort le 22 Août 2005 ; reprise de "Presque rien" n°1, 2, 4 et de "Ephémère", les 21, 22, 23 Octobre 2011, à Montreuil-sous-Bois ; nouveau film sur la "Symphonie déchirée", par Jacqueline Caux, à Paris, le 9 Février 2011 ; plusieurs hommages posthumes, avec l'INA-GRM, en 2006 et 2007 ; hommage Internet par ses amis (bien suivi), avec nouvelle URL (mais pas de mis à jour depuis 12 Mars 2012, en Septembre 2013).. Site Internet personnel (avec extraits musicaux): www.lucferrari.org

* Conseil-découverte : "Hétérozygote" (1964) |

* Conseil-approfondissement : "Presque Rien I" (1969) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 10-Juin-2015

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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