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CONCERTO VIOLONCELLE

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Chostakovitch
(Dimitri)
1959Concerto n°1 (violoncelle et orchestre) [53 ans]Violoncelle concertant. Une œuvre caractéristique de la maturité, à la fois grinçante et lyrique, laconique et vigoureuse : le premier mouvement est tout entier consacré à un thème inspiré, plutôt entraînant, mélodique et de dimension sarcastique, repris maintes fois avec des éclairages différents de l'orchestre (et aussi, brièvement, dans le final) ; le second mouvement est élégiaque, planant, avec peu d'aspérités, et requiert de tous les instrumentistes un engagement fort (pour éviter la platitude), mais sans pathos ; le troisième est une synthèse des 2 premiers, partant d'une méditation au rythme de plus en plus rapide, virtuose et dense (en tessiture), jusqu'à la chevauchée finale retentissante ; un must (pour le thème du premier mouvement) d'une grande expressivité (à dominante sombre et désespérée) ; à noter que le compositeur a écrit une longue cadence qui fait le bonheur des solistes internationaux [création : 4 Octobre 1959, à Saint Petersbourg (Leningrad, alors)].29xx+++++.
Dusapin
(Pascal)
1997Celo, concerto pour violoncelle (violoncelle et grand orchestre) [42 ans]Violoncelle concertant. En 3 mouvements, mais c'est bien le seul point de repère avec la tradition : une œuvre presque noire où le soliste se fond dans l'orchestre alterné par groupes, en se tenant le plus souvent dans le registre de l'extrême grave ; dans le premier mouvement, très sombre, les cordes du violoncelle ont été lavées à l'alcool, puis dans le second un peu plus éclairé par des contrastes, la colophane des cordes se rétablit peu à peu, enfin le dernier mouvement est dramatique, l'ensemble est très lent, énigmatique, voire ironique à la fin (pour l'anecdote, le titre est un clin d'œil avec «cello» (violoncelle, en Anglais), car «celo» en Latin signifie je cache, je garde secret, et fait référence au rôle du soliste et à la noirceur de la musique) [création : 18 Mars 1997, au Festival Aspects des Musiques d'Aujourd'hui, de Caen (Frace), par Sonia Wieder-Atherton (violoncelle)].20xxxx+++.
Dutilleux
(Henri)
1970Tout un Monde Lointain (concerto pour violoncelle et orchestre) [54 ans]Violoncelle non concertant. Une œuvre caractéristique de la maturité de Dutilleux dans laquelle les couleurs nocturnes (alliages sombres des cordes et des vents ou percussions métalliques) dominent et où le rôle de l'orchestre se limite à tisser un écrin au soliste (sans conflit traditionnel), qui est rapidement entré au répertoire grâce à son dédicataire Mstislav Rostropovitch ; il y a une part de pittoresque qui rend la pièce séduisante (avec un début original d'appels brefs du violoncelle solo, ensuite contrastés par les percussions) et un allant sinueux comme un rêve ambulatoire, même si le langage est moins hardi qu'il n'y paraît ; cette double exploration du son et de mouvement allant crée un artifice pour l'auditeur (qui a l'impression de notes supplémentaires, non écrites, dans des intervalles oniriques) ; la pièce comporte 5 mouvements distincts chacun titré d'après les «Fleurs du Mal» de Charles Baudelaire (le 1er, "Énigme", mystérieux, autour du violoncelle interrogatif avec pizzicati, le 2ème, "Regard", avec un ostinato mélodique, le 3ème, "Houles", en voyage, le 4ème, "Miroirs" en dualité, le 5ème, "Hymne" en dérive réveuse ; Extrait-Vidéo [création : 25 Juillet 1970, au festival d'Aix-en-Provence (France), par Mstislav Rostropovitch].28xxx++++.
Greif
(Olivier)
1999Concerto pour violoncelle Durch Adams Fall (violoncelle et orchestre) [49 ans]Violoncelle concertant, avec petit orchestre (2 x flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, cors, trompettes – piano, cordes, percussion). Une pièce intensément lyrique, toute en intériorité, intitulée «Durch Adams Fall» qui sont les premiers mots de Luther [Par la chute d'Adam toute chose a été corrompue] parce qu'un choral éponyme composé à la fin du 16ème siècle par le Hollandais Jan Pieterszoon Sweelinck est cité dans le 4ème mouvement et même parce que l'œuvre tout entière est pensée comme une méditation sur la chute de l'Homme et sur sa lente remontée vers la lumière ; 5 courts mouvements : le 1er mouvement, "Genesis" est lent, erratique (le violoncelle est toujours sale) beaucoup dans les aigus (élévation), le 2ème, "Répons", s'ouvre sur un beau double thème angoissé obsessionnel par le soliste (soliloques, ostinatos, virtuose) et l'orchestre (coloré, majestueux), le 3ème, "Apax", très bref, à nouveau lent, méditatif, le 4ème, "Niger" (inspiré d'un thème de musique populaire du Niger), avec une ritournelle grinçante au violoncelle (qui évolue graduellement), ponctuée (calme), puis reprise par l'orchestre, le 5ème, "Envoi", s'ouvre sur une élégie au violoncelle soutenue par le tapis moelleux de l'orchestre (et quelques injections énigmatiques du piano, quasi-concertant), une élégie douce, nostalgique (quasi-pleureuse) d'une intense émotion, qui n'en finit pas jusqu'au ténu imperceptible et emporte l'auditeur sur les cimes de la paix intérieure [création : 2 Juillet 1999, cathédrale Notre-Dame, Paris (France), par Henri Demarquette et l'orchestre de La Prée, direction Jérémie Rhorer].32xxxx+++.
Monnet
(Marc)
2010Sans Mouvement, sans Monde (violoncelle et orchestre) [63 ans]Violoncelle non Concertant (orchestre marqué par un piano et des percussions -timbales, grosse caisse, caisse claire, tam-tam, cymbales, steel-drums, appeaux, machine à vent, rotosound, qui est une sorte de disque qui tourne sur lui-même autour d'un axe-). Une pièce fascinante (au premier degré), mystérieuse (comme un no man's land), pessimiste et tragique en 10 courts mouvements, tous lents ou modérés ou à peine emportés (4 mouvements proprement dits, le dernier, "Himmel und Erde", en hommage à Robert Schumann, et puis des moments plus fugaces, de quelques dizaines de seconde, baptisés ersatz ou esquisses) ; s'ouvre sur une mélopée très grave du violoncelle contrasté par les frémissements des violons en suraigu et de temps en temps ponctué par des roulements de batteries, puis se déploie avec une faible et douce progressivité avec de longs solos accompagnés-nimbés par certains pupitres en miroir (jusqu'à la divagation-errement-impasse) ; au total, une pièce peut-être moins ambitieuse, mais accessible et qui permet une ouverture à l'univers si personnel du compositeur fait de cassures, de fulgurances, de ruptures de rythme, de changements de tons (anecdotique ou provocateur vs. profond ou engagé), de soliloques en échappatoire, de voies sans issue (et sans résolution, comme la folie) [création : 17 Septembre 2010, à Pleyel, Paris (France), par Marc Coppey, et l'Orchestre Philharmonique de Radio France, sous la direction d'Eliahu Inbal]36xxx+++++N
Schoeller
(Philippe)
2005Concerto pour violoncelle The Eyes of the Wind (violoncelle et orchestre) [48 ans]Violoncelle non concertant (avec piano obligé). Un concerto au sens non traditionnel du terme, sans virtuosité superficielle ni antagonisme : le soliste, souvent sombre, lent, méditatif, est intégré à l'orchestre tout en émergeant en permanence ; au début, dans une ambiance nocturne (piano, dans l'extrême grave), le violoncelliste est le maître du jeu (contrasté, capricieux, sur les hauteurs) par rapport à un orchestre nappé, énigmatique, indomptable (fauve et chaotique, mais lointain et distancé), puis l'amalgame entre les 2 s'accomplit sans pour autant changer l'atmosphère noire (par moment même, lugubre) ; une merveille de poésie, de rêve élégiaque, errant, mystérieux, éthéré, avec beaucoup de sonorités métalliques, typiques du compositeur, y compris dans les cordes à archer ou pincées (harpes) [création : 16 Octobre 2005, à Donaueschingen (Allemagne)]21xxx+++N
Zimmermann
(Bernd Alois)
1966Concerto pour violoncelle En Forme de Pas de Trois (violoncelle et orchestre) [48 ans]Violoncelle concertant (grand orchestre, bois par 3). Une pièce expressionniste et sur-expressive, très plurielle puisque à la fois musique et ballet, virtuose et donc passée rapidement au répertoire des solistes internationaux, et le dernier des 7 concertos en solos (composés sur une période de 16 ans, dont un premier pour violoncelle) ; la disposition des instrumentistes est particulière avec le violoncelle au centre, entouré d'un petit ensemble (mandoline, guitare électrique, cymbale, harpe de verre, harpe, contrebasse électrique), puis en arc externe, 1 saxophone soprano, 2 cuivres, les percussions, 1 piano, et un petit orchestre à cordes ; 5 sections inégales (avec des titres liés au ballet associé) : (1) Introduzione ("Dans la Vallée des Songes"), assez longue, agitée (cordes, puis flûte, harpe) avant l'entrée du soliste avec des micro-intervalles et nombreux glissandi, puis les tutti en ostinatos avec cadences en solo (2) Allegro ("La Fée", "Don Quichotte" et la "Sentimentale"), un vrai kaléidoscope (c'est-à-dire tournant), avec une partie centrale très jazzy (comme dans le 2ème acte de l'opéra "Les Soldats") et une nouvelle cadence solo (capricieux), (3) Adagio ("Les trois Cygnes blancs"), paisible, fusionnelle, déclinante (très harmonique), (4) Tempo di marcia ("Les trois Paladins"),une marche grimaçante, très courte, compacte, par blocs, (5) Blues e coda ("La Fée", le violoncelle et la contrebasse), longue, à nouveau fusionnelle, avec des sonorités inouïes (et un solo virtuose de la contrebasse électrique) ; la musique est dodécaphonique avec une seule série tout au long de la pièce (avec permutations) [création : 8 Avril 1968, en version concert, à Strasbourg (France), aussi en version scénique, 12 Mai 1968, à Wuppertal, dans une chorégraphie d'Ivan Sertic (Allemagne)].23xxxx++++N

 



Actualisation : 09-Octobre-2017


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