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* HENRI POUSSEUR (1929 - 2009), Belgique

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Henri Pousseur [1929, Belgique (Malmédy) - 2009, Belgique (Bruxelles), décédé à 79 ans] étudie la musique et notamment le dodécaphonisme aux Conservatoires de Liège et Bruxelles, de 1946 à 1953 (rencontre avec Pierre Boulez dès 1951) ; il travaille aux studios électroniques de Cologne (1954) et Milan (1957), et fonde en 1957 le studio de Musique Électronique de Bruxelles (SME), puis l'Association «Musiques Nouvelles» ; dès 1957, il enseigne à Darmstadt, puis à Cologne, Bâle (1963-1964), Buffalo (Université de l'État de New York, 1966-1968) ; en 1960, il fait la connaissance du poète, philosophe et essayiste Français Michel Butor avec lequel il entame une longue collaboration (livrets, textes), fondée sur la connivence dans l'expérimentation (notamment pour l'œuvre ouverte) ; rentré en Belgique en 1970, il est d'abord professeur de composition puis directeur du Conservatoire de Liège (1975), jusqu'à sa retraite en 1994 (il est encore compositeur en résidence à Louvain jusqu'à 1999) ; entre 1984 et 1987, il co-dirige la mise sur pied de l'Institut de Pédagogie Musicale du Parc de La Villette, embryon de la Cité de la Musique à Paris ; le personnage est à la fois un grand sensible, un utopiste-idéaliste aussi ingénu qu'inaltérable (toujours aller de l'avant), un fidèle (avec, fait rare, une vie familiale stable), un activiste-passionné fiévreux et exalté, surnommé «Icare» (avec un grand respect du Public), ouvert aux nouvelles technologies. Site Internet : www.henripousseur.net... Premières œuvres significatives : "Sept Versets des psaumes de la Pénitence" (1950, pour chœur, non écouté en concert), "Quintette à la Mémoire de Webern" (1956, pour clarinette, clarinette basse, violon, violoncelle et piano), "Symphonie à 15 Solistes" (1957, pour ensemble), sérielles strictes. Instrument pratiqué : orgue.Opportuniste-Moderniste (tendance aléatoire). Henri Pousseur est un compositeur pionnier-utopiste, tenté par la première découverte et la modernité, en perpétuel renouvellement : ainsi il est un acteur engagé des principaux styles de Musique Contemporaine entre les années 50 et 80 (sérialisme, électronique, aléatoire, happening, multimédia, informatique), n'hésitant pas à condamner publiquement leurs limites (sa diatribe contre le sérialisme pointilliste est restée fameuse, surtout contre Nono, car Boulez et Berio s'en étaient détournés depuis longtemps) ; à l'instar de Pierre Boulez et Karlheinz Stockhausen, il accompagne l'évolution de ses créations d'écrits théoriques (souvent critiques, visant à démystifier, par exemple la musique concrète, les micro-intervalles) : il innove lui-même par la technique des réseaux (pour un sérialisme plus pur) et surtout par sa fructueuse collaboration avec l'écrivain et essayiste «réaliste» Michel Butor ; il est reconnu comme l'initiateur, et un ardent promoteur, de l'œuvre ouverte extrême qui laisse à l'interprète le choix de la fin de la partition, voire même au public la décision des options du livret (par exemple dans "Votre Faust") ; sa musique est typiquement colorée, (re)tenue, labyrinthique (mais structurée contre toute attente, même dans le cadre indéterminé), immédiate (au sens de l'urgence)… Pièces emblématiques (sur un total d'environ 180): "Mobile (1958, pour 2 pianos, œuvre ouverte que les interprètes doivent eux-mêmes terminer), "Répons" (1960, révisé 1965, pour 7 musiciens et récitant optionnel), "Couleurs croisées" (1968, pour grand orchestre, symbole de la technique des réseaux), et spécifiquement, avec Michel Butor, "Votre Faust" (1969, commencé en 1961, révisé en 1981, gigantesque opéra-apogée ouvert, avec multicollages et 25 possibilités de trajets et de dénouements) -duquel sont extraits ultérieurement des satellites comme "Miroir" (1964, pour piano et soprano), "Échos" (1969, pour mezzo, flûte, violoncelle et piano), "Parade" (1974, pour orchestre), "Les Ruines de Jeruzona" (1978, pour chœur et section rythmique), "La Passion selon Guignol" (1981, pour quatuor vocal amplifié et orchestre), "Aiguillage au Carrefour des Immortels" (2002, pour ensemble)-, et aussi indépendamment, "Les Ephémérides d'Icare 2" (1970, pour piano solo et 19 musiciens, socio-expérimentale), "Liège à Paris" (1977, pour bande et récitant), "Le Procès du Jeune Chien" (1974, et pour la version Francophone, 1978, théâtre musical de chambre, pour 2 acteurs, 3 voix solistes, 7 musiciens et bandes magnétiques), "Agonie" (1981, pour voix, percussions et synthétiseurs, ouverte, avec des textes sur la mort), "La Rose des Voix" (1982, pour voix, chœurs et 8 musiciens improvisateurs), "Sur Le Qui-Vive" (1985, pour voix de femme, 5 musiciens et sons enregistrés), "Traverser la Forêt" (1987, cantate pour récitant, voix et 12 musiciens), "Déclarations d'Orages" (1989, pour récitant, soprano, baryton, 3 instrumentistes improvisateurs), "Les Leçons d'Enfer" (1991, pour 2 acteurs, 3 voix, 7 musiciens, bandes magnétiques et électronique live), "Le Sablier du Phœnix" (1994, pour récitant, quintette vocal et orchestre de chambre), "Sursauts" (2001, pour violon, trombone et piano).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1968Couleurs croisées (orchestre) [39 ans]Orchestre (petit). Une œuvre, plutôt tonale, au parti pris théorique (essentiellement mathématique et graphique tridimensionnel), mais qui possède une poésie propre et des chromatismes inconnus (harmonie et mélodies tonales projetées dans des espaces… … suite | … plus (portrait compositeur)27xxx++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendeNé le 23 Juin 1929

M.A.J.-Actus : 2010/05/14.
Mort le 6 Mars 2009 ; très peu d'actualités (à notre connaissance) en France (davantage en Belgique, notamment à l'occasion du 1er anniversaire de sa mort en 2010). Site Internet personnel (pas d'extraits musicaux): www.henripousseur.net

* Conseil-découverte : "Parade" (1974, pour orchestre) |

* Conseil-approfondissement : "Couleurs croisées" (1968, pour grand orchestre) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 7-Octobre-2011

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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