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CONCERTO FLÛTE

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Holliger
(Heinz)
1985Scardanelli-Zyklus (flûte solo, petit orchestre, chœur et bande) [46 ans]Flûte-Voix concertantes (soliste, ensemble, chœur, bande). Sur des poèmes du poète et philosophe Friedrich Hölderlin (1770-1843), en se rappelant que les 36 dernières années de sa vie se déroulent dans l'ombre de la folie et qu'à partir de 1841, il signe ces poèmes, souvent des quatrains, du pseudonyme Scardanelli, en les datant de siècles passés ou de mois-années à venir au gré de sa fantaisie ; la pièce a été composée en plus de 10 ans, de 1975 à 1985 (en outre, révisée-étendue en 1993) et se conçoit comme un journal (et en ce sens, elle peut être interprétée comme une forme ouverte, c-a-d jouable selon différents ordres des poèmes, à l'instar de la lecture des pages d'un journal, ce qui fait qu'il n'existe pas, à ce jour, de version fixe de l'œuvre) ; c'est d'abord un cycle de 12 chants ("Die Jahreszeiten" [Les Saisons], 3 fois 4 chants) pour chœur mixte (et spatialisé), souvent à la limite du grouillement figé, mais pas seulement ; en réalité, les poèmes chantés ne sont qu'une des 3 composantes de la pièce : les 2 autres sont pour flûte solo ou pour petit orchestre, ou pour l'association des 2, avec souvent une bande magnétique (aujourd'hui de l'informatique musicale) ; par exemple, "(t)air(e)" (1978-1983), une étude respiratoire jouant avec les limites du registre de la flûte, "Übungen zu Scardanelli" [Exercices pour Scardanelli] pour petit orchestre, ou "Turm-Musik" (1984), pour flûte solo, ensemble et bande, en mémoire de la tour à Tu¨bingen dans laquelle le poète a séjourné, ou encore "Ostinato funèbre" pour petit orchestre (1991, en mémoire à la "Trauermusik" maçonnique de Mozart, avec des bruits de feuilles, de vent, de gouttes d'eau) ; c'est une pièce très originale, unique, sans commencement ni fin, sans point culminant, hors du temps, inexorable (comme le temps par les saisons, comme la vie humaine sans repaire, dans le passé ou le futur), souvent au bord de la dissolution ; elle est à la fois étrange, froide et figée, littéralement moirée de bout en bout, et d'une grande complexité (de nombreux canons, par tons, puis decrescendo, par demi-tons, quarts de ton, huitièmes de ton, comme une musique qui se rétracterait, des symétries de tous types, des rétrogradations sans fin, comme une musique qui s'immobiliserait dans le temps, pour aboutir à une perte quasi-totale de substance, de matérialité, d'où une sensation unique d'hallucination sensorielle)… une réussite très difficile d'accès (par sa longueur, par son statisme, par son voyage aux frontières de la perception, ici les infra-graves et les infra-aigus) et un testament avant la lettre, plein d'inventions sonores [création : 18 et 19 Octobre 1985 (en 2 parties), au Festival de Donaueschingen (Allemagne)].160xxxx+.

 



Actualisation : 29-Janvier-2017


© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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