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* HANS WERNER HENZE (1926 - 2012), Allemagne

 

SYNTHÈSE BIOGRAPHIQUESTYLE MUSICAL
Hans Werner Henze [1926, Allemagne (Gütersloh, Westphalie) - 2012, Allemagne (Dresde), décédé à 86 ans] (prononcer «henntseu») étudie l'harmonie et le contrepoint à Braunschweig à partir de 1942, puis travaille comme pianiste accompagnateur du Stadttheater de Bielefeld en 1945, avant de reprendre son apprentissage avec Wolfgang Fortner à Heidelberg, une fois la guerre terminée, de 1946 à 1948 ; à Darmstadt dès 1946, il y fait la rencontre déterminante, 2 ans plus tard, de René Leibowitz, avec lequel il travaille en épigone (premières œuvres dodécaphoniques) ; parallèlement, il s'intéresse au théâtre (collaborateur à Constance en 1948 et directeur artistique et chef d'orchestre à Wiesbaden) ; après des séjours à Berlin et Munich, il émigre en Italie dès 1953 (en passant par Venise, Rome, Forio, Naples), avant de s'installer définitivement à Marino, au Sud-Est de Rome, et en 1964, il y rencontre son compagnon de toujours et muse de certains de ses opéras (jusqu'à sa mort en 2007), Fausto Moroni ; il y milite avec un engagement Marxiste fort, en tant que membre du Parti Communiste Italien, en réaction à l'homophobie, et aussi en raison d'un rejet total du fascisme de son père) et y fonde les Cantiere Internazionali d'Arte à Montepulciano en 1976 (arts multiples) ; il continue à visiter l'Allemagne fréquemment (master-classes de composition au Mozarteum de Salzbourg de 1962 à 1967) ; il s'engage en faveur du mouvement étudiant de 1968 en Allemagne et passe un an (1969-1970) à Cuba où il enseigne et s'inspire des poètes locaux (un oratorio révolutionnaire dédié au Che Guevara, en 1968) ; enfin, il se consacre à l'enseignement (cours de composition à l'école de musique de Cologne entre 1980 et 1991, à Londres en 1987), ou collabore avec diverses Institutions (compositeur au Tanglewood Music Center, USA, en 1983 et 1988, à la Philharmonie de Berlin en 1991...) et fonde, d'abord en 1981 les «Mürztal Workshops» et en 1984 le festival de la «Deutschlandsberg Youth Music», en Autriche, puis en 1988 le festival de la «Biennale de Munich» ; le personnage est clairement engagé politiquement et socialement, et ce de façon constante tout au long de sa vie (au contraire de son esthétique musicale plus fluctuante et évoluant vers le retour à la tonalité et aux valeurs néo-romantiques), avec un caractère combattif et bâtisseur, analytique et profondément artistique... Première œuvre significative : Concerto pour violon n°1 (1947, Bergien), Symphonie n°1 (1947, dodécaphonique, révisée en 1963). Instrument pratiqué : piano.Opportuniste. Hans Werner Henze est typique de la génération de compositeurs qui a suivi les modes et styles de la Musique Contemporaine, tout en manifestant une inspiration (et une exigence personnelle) continue, depuis le sérialisme radical et l'aléatoire jusqu'au néo-romantisme des dernières symphonies ; il a abordé tous les registres de la Musique, mais reste plus connu pour ses opéras (une bonne trentaine, qu'il a commencés à composer alors que le genre était décrié comme passéiste) et ses Symphonies (10) où se révèlent ses talents d'orchestrateur et son inventivité rythmique et chromatique ; il a également composé des musiques de films (B.O.F.) qui ont marqué comme «Les Désarrois de l'Élève Törless», «L'Honneur perdu de Katharina Blum» et «Un Amour de Swann» de Volker Schlöndorff, ou «Muriel» et «L'Amour à Mort» d'Alain Resnais ; son style n'est pas vraiment caractérisé, mais la maîtrise compositionnelle apparaît immédiatement, ainsi que l'exigence qualitative et l'inspiration mélodique, mêlant modernisme (de moins en moins), néo-romantisme Germanique et néo-classicisme, Jazz, Rock-Pop ; sa musique est marquée par une poésie contrastée (délicate et abrupte), des harmonies plutôt froides et une expression sans épanchement sentimental (rarement jusqu'à l'abstraction)… Pièces emblématiques (sur un catalogue énorme d'environ 300 pièces) : "Boulevard Solitude" (1952, opéra sériel avec incorporation de Jazz, réaliste, non écouté en concert), "Fünf Neapolitanische Lieder" (1956, pour baryton et orchestre de chambre, non écouté en concert), "Kammermusik" (1958, pour ténor et octuor à vent et cordes), "Elegy for Young Lovers" (1961, opéra, non écouté en concert, révisé en 1987), "Der Junge Lord" (1965, opéra, non écouté), "Les Bassarides" (1966, opéra, une réussite), "Das Floß der Medusa [Le Radeau de la Méduse]" (1971, oratorio, non écouté en concert), "Voices" (1973, pour 2 voix ensemble), "Tristan" (1975, pour orchestre, non écouté en concert), Symphonie n°7 (1984, pour orchestre, inventive, avec un prodigieux final), Concertos "Requiem" (1993, cycle de 9 concertos sacrés pour trompette, piano et orchestre à bois par 2), et parmi ses œuvres récentes, non créées en France, "L'Upupa und der Triumph der Sohnesliebe" (2003, opéra), "Phaedra" (2007, opéra), "Sebastian im Traum [Sébastien en Rêve]" (2005, pour orchestre) et "Elogium Musicum" (2008, pour chœur et orchestre).

 

 

ŒUVRE(S) SÉLECTIONNÉE(S)

CRÉATIONTITREANALYSETEMPSVALEURNIVEAU
1966Les Bassarides (opéra) [40 ans]Opéra théâtre. En 1 acte de presque 2 heures, l'opéra est inspiré des Bacchantes d'Euripide, où Penthée, le nouveau roi de Thèbes, tente de s'opposer au culte émergeant de Dionysos et meurt déchiqueté par les Bacchantes (le livret modernise le confli… … suite | … plus (portrait compositeur)119xxxx++
1984Symphonie n°7 (grand orchestre) [58 ans]Orchestre (grand). Une symphonie classique (4 mouvements bien codifiés), au sens du langage, de la construction, de la forme («sonate»), avec une approche libre de la tonalité et de tradition Allemande ; le 1er mouvement commence par une danse suivie… … suite | … plus (portrait compositeur)45xxxx+++++

 

 

ACTUALITÉ [Créations, Reprises, Projets]

légendelégendelégendelégendeNé le 1er Juillet 1926

M.A.J.-Actus : 2012/10/29.
Mort le 27 Octobre 2012 ; très peu d'actualités en concert, presque oublié et peu joué en France, depuis le festival Présences qui lui était consacré en 2003... quel dommage ; en Allemagne, souvent joué ; création de l'opéra "Gisela", le 25 Septembre 2010, à Glabeck, Allemagne (dans le cadre de Ruhr Triennale, un projet global d'hommage à tout son catalogue) ; pas de site Internet par ses amis (même en Anglais), dommage

* Conseil-découverte : Symphonie n°7 (1984) |

* Conseil-approfondissement : "Sebastian im Traum" (2005, pour orchestre) |

 

Actualisation de la page (hors actualités) : 29-Octobre-2012

© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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