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SOLO DIVERS VENTS-BOIS

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Bedrossian
(Franck)
2002Transmission (basson et électronique) [31 ans]Basson (ou fagott)-électronique live. Une pièce-manifeste, car c'est historiquement la première de l'esthétique de la saturation (issue à la fois du free-jazz et du spectralisme) ; elle associe l'instrument poussé dans ses retranchements (avec des sons dits sales) à une électronique qui rassemble des bruits technologiques pulsés (souvent sur les tons graves), des déraillements-frottements-crachottements (là, on pense immédiatement à un disque microsillon rayé), des parasites (radios) et des échos déformés de l'instrument lui-même ; les thèmes joués par l'instrument sont très variés avec des appels (martiaux), des soliloques (en boucle), des signaux de brume, et 7 rugissements (signaux d'arrêt de jeu) peu avant l'extinction finale ; une pièce sauvage, véhémente et nerveuse, culottée (avec un zeste d'humour), un rien subversive (le fait d'associer le basson et l'électronique est une situation subversive en soi, selon le compositeur), composée dans le cadre du Cursus I de formation de l'Ircam pour les jeunes compositeurs ; Extrait-Vidéo [création : 17 Octobre 2002 à l'Ircam, Espace de Projection, par Brice Martin, fagott (France)].10xx++N
Berio
(Luciano)
1966Sequenza V (trombone solo) [41 ans]Trombone-solo. Une Sequenza parmi les plus fameuses qui inclut une dimension humoristique (presque du théâtre musical à la Kagel), car l'instrumentiste joue, mime et aussi chante (par exemple, en «wappant» comme le trombone), simultanément ou en dialogue alterné, tout en atteignant un haut niveau d'expressivité ; elle s'ouvre par des appels courts ponctués par des borborygmes (ou des blancs), puis vient la partie secouée (son, frappe), la partie «moto» (avec virages !), pour se terminer dans l'extase (grave) et en pied de nez vis-à-vis de l'audience en interjetant «Pourquoi?» (en effet, la pièce est dédiée au clown musical Suisse Grock, 1880-1959, qui terminait souvent ses tours pas le mot «Warum?» ou «Why?» et aussi par l'usage intensif de la sourdine, référant aux onomatopées et aux bruits incongrus du clown) ; la pièce innove en requérant beaucoup de techniques rares à l'époque, y compris multiphoniques (en chantant et en jouant en même temps), ou avec le cliquetis d'un piston muet contre le pavillon de l'instrument, ou des glissandi, ou encore par la production de sons tout en inspirant ; Extrait-Vidéo [création : 1966, à San Francisco (USA)].7xxxx++.
Berio
(Luciano)
1969Sequenza VII (hautbois solo) [44 ans]Hautbois-solo. Une Sequenza parmi les plus fameuses, polyphonique et d'une grande difficulté d'exécution, qui contraste par l'urgence du phrasé instrumental et la lenteur du parcours musical (immobilité des registres, répétition de certains intervalles, notamment la quinte) ; la pièce commence classiquement par des notes tenues, ponctuées par des appels courts (déboulés), puis déroule un discours hésitant et élégiaque (avec en fond un son monodique) ; note : une transcription (belle) pour saxophone soprano par un élève ; en prolongement-extension, les "Chemins IV" dérivés de cette Sequenza (9 minutes, 1969, pour hautbois et 8 cordes) sont fascinants par le contrepoint coloré des cordes et le son «si» récurrent, comme une note pivot (la Sequenza, aussi, car dédiée à Heinz Holliger, le hauboïste et compositeur, le «si» en Allemand étant la lettre H) [création de la Sequenza : 1969, à Bâle (Suisse)].7xxxx++.
Berio
(Luciano)
1984Sequenza X (trompette solo) [59 ans]Trompette-solo. Une Sequenza parmi les plus fameuses, polyphonique et d'une très grande difficulté d'exécution, qui est une longue déclamation linéaire, naturelle (pas de sourdine, seulement la main gauche comme écran, et rarement), presque nue (avec une courte citation de l'hymne Israélien en forme d'espérance) ; à noter la présence d'un piano résonant pour exacerber les harmoniques de la trompette et créer un effet d'épaisseur, d'écho presque électronique (les cordes du piano vibrent par sympathie) ; la pièce se focalise sur des trémolos doux répétés comme des soliloques (certains, aigus, confinent à la confidence), dégageant une grande poésie (instrument paradoxalement sans agressivité, souvent quasi solaire; écho du piano); à noter pour l'anecdote que la pièce tient un peu du théâtre musical, car la partie de piano peut être «exécutée» (alors un pianiste mime le jeu d'une partition muette, y compris avec les pédales); en prolongement-extension, "Kol Od, Chemins VI" pour trompette et petit orchestre (avec notamment accordéon, célesta actif, et sans piano résonant, 1996), une pièce qui suit bien l'exploration de la pièce solo, et introduit en plus un contraste entre le solo et l'orchestre (monodie vs. polyphonie, sons graves rêveurs vs. tutti souvent violents, ponctuations plus rythmées) [création : 1984, à Los Angeles (USA)].15xxxx++.
Grisey
(Gérard)
1990Anubis et Nout (saxophone) [44 ans]Saxophone-solo (basse en si bémol ou baryton en mi bémol, avec des phonèmes de l'interprète). Inspiré par 2 figures mythologiques contrastées (Anubis, dieu à tête de chacal noir, qui protége les morts, participant aux jugements des âmes et Nout, déesse au long corps de femme nue qui avale le soleil tous les soirs pour lui donner naissance tous les matins), l'Anubis-Nout est un diptyque allusif à ces dieux modèles complémentaires : le royaume des morts d'Anubis, par un spectre harmonique inversé (la «fondamentale» se trouve dans le registre supérieur et les sons qui en dérivent s'étendent vers le bas en intervalles décroissants) et le jour de Nout, par un spectre harmonique droit (en s'étendant vers le haut, vers le ciel) ; une pièce d'ambiance nocturne-diurne, avec des sons obtenus uniques, comme des appels presque vivants, des clappements colorés, avec des effets de séparation rapprochement-éloignement inouïs : intelligente (2 niveaux, l'un macrophonique avec des mélodies de hauteurs inharmoniques et l'autre microphonique avec des mélodies de timbre à l'intérieur même du spectre de l'instrument), auditivement brillant et très original, mais abstrait et exigeant ; à savoir, pour l'anecdote, l'invention du saxophone par Adolphe Sax date de 1846 ; Extrait-Vidéo [création : 22 Mai 1990, à Turin (Italie)]... de la même veine "Anubis-Nout" (1984), très proche, mais pour 1 clarinette contrebasse en si bémol (hommage à la mémoire de son ami Claude Vivier, mort en 1983).13xxxx++.
Wessel
(David)
1986Contacts Turbulents (saxophone et électronique) [44 ans]Saxophone-solo (doublé). Une œuvre séduisante dans laquelle l'ouverture à l'improvisation de l'interprète permet avec le retour informatique une grande variété d'émotions et d'atmosphères ; le choix du saxophone n'a rien à voir avec le Jazz et pourtant l'audition en est accaparée (turbulences non feintes) [création : 13 Octobre 1986, Centre Georges-Pompidou, à Paris (France)].25xxx+++.

 



Actualisation : 29-Janvier-2017


© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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