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SOLO DIVERS INSTRUMENTS

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Berio
(Luciano)
1996Sequenza XIII (accordéon solo) [71 ans]Accordéon-solo. Une Sequenza parmi les plus fameuses qui utilise un instrument populaire de manière novatrice et très virtuose (donc sans rapport avec la tradition, fait penser à une orgue harmonium) ; les thèmes se succèdent en donnant le sentiment de l'improvisation spontanée, dans un univers presque entièrement méditatif, pour se terminer par une cellule répétitive lentement motrice… une pièce incontournable [création : 9 Novembre 1995, à Rotterdam (Hollande)].9xxxx++.
Ligeti
(György)
1969Continuum (clavecin) [46 ans]Clavecin-solo. Très courte pièce, phare du répertoire pour clavecin moderne, artificielle par sa rapidité qui vise à une continuité, obtenue théoriquement par 18 notes par seconde (tant les notes sont rapprochées, aux limites des possibilités du mécanisme du clavecin qui est d'environ 15 à 16 notes par seconde) ; la partition oblige l'interprète à jouer dans la même position sur les 2 claviers superposés de l'instrument (et souvent avec les même notes transposées), donnant une impression de musique répétitive au sens des minimalistes Américains ; la pièce ne donne rien pour piano solo car il n'est pas possible de jouer aussi vite au piano qu'au clavecin (cet instrument est à cordes pincées, non frappées, qui en plus permet un contact facile et léger au toucher) ; la pièce débute énergiquement par une série d'impulsions sonores, puis s'accélère fiévreusement pour déjà atteindre un quasi-continuum en 20 secondes (par superposition) ; parfois des intonations émergent, puis les tournoiements prévalent avec un mouvement moteur, mais très vite ils deviennent mécaniques et surtout, par effet de fusion, donnent l'impression d'une quasi-immobilité, avec, isolés, des effets de cliquetis et de bourdons fantômatiques (d'ailleurs on entend en plus le mécanisme de l'instrument qui suffoque) ; également, des versions pour 2 pianos accordés différemment (autorisée par le compositeur) et pour orgue de barbarie ou 2 marimbas ; Extrait-Vidéo [création : 22 Mai 1969, à Bâle (Suisse), par Antoinette Vischer]... de la même veine, "Hungarian Rock" ou "Passacaglia Ungherese" (1978, 5 mn, pulsée, avec référence aux Beatles par des accords de basse obstinée)4xx++++N
Romitelli
(Fausto)
2002Trash TV Trance (guitare électrique) [39 ans]Guitare (solo, électrique). La pièce, décapante et innovante pour un instrument négligé par la musique dite savante, est un must pour suivre la génération de jeunes compositeurs (y compris saturateurs et surexpressifs) influencés par les tendances radicales de la pop-rock (psychédélique, fusion, métal, punk, etc.), avec des oeillades pour le groupe Kraftwerk ; en 3 parties (sans arrêt) : la pièce s'ouvre sur un ostinato en une sorte de wa-wa étirés en séries, contrasté par des notes en grappe, des clusters (écoulement d'eau par frottement à plat) et des interruptions parasites (comme des parasites à la radio), puis est suivie par un long soliloque avec des notes étirées, plutôt moteur, contrastées par les mêmes interruptions parasites et de longs sifllements comme des fusées d'artifice (par long glissement sur la corde aiguë), enfin se termine par une sorte de forme sonate plus méditative et plus colorée (les notes étant jouées curieusement à la main gauche, en haut de la barre) qui par accumulation atteint au magma paroxystique et saturé ; longtemps, on garde en mémoire ce bariolage sauvage, scandé par l'ostinato du début sur un seul accord ; Extrait-Vidéo [création : 4 Juin 2002, au Kaaitheater, Bruxelles (Belgique), par Tom Pauwels]12xxx++N
Xenakis
(Iannis)
1969Persephassa (percussions) [47 ans]Percussions. Une œuvre qui reste un des sommets de la musique percussive et qui est inhabituellement longue pour ce pupitre seul (6 percussionnistes, entourant le public) ; des séquences, en grappes, rituelles, parfois dionysiaques, aux rythmes complexes ; au début seuls les tambours frappés à la main (peaux), puis les caisses frappées aux baguettes, les triangles (pour le contraste, comme des chutes de billes), les cymbales, et de plus en plus de percussions exotiques [création : 9 Septembre 1969, au Festival de Chiraz, Persepolis (Iran)]... de la même veine : "Psappha" (1976, pour percussionniste solo), "Pléiades" (1979, pour 6 percussionnistes, avec chorégraphie ou non) et "Rebonds" (1988, pour percussionniste solo).24xxx++++.
Xenakis
(Iannis)
1979Pléïades (percussions) [57 ans]Percussions. Un monument polyrythmique, long et imposant, pour 6 percussionnistes avec initialement une chorégraphie ; le titre "Pléïades" issu de la mythologie Grecque signifie multiplicité, pluralités, et fait allusion à la constellation des Pléiades à cause de la disposition arbitraire des musiciens ; il s'agit davantage d'une étude de variations sur les rythmes (périodiques, dupliqués, répétés, récurrents, à l'identique ou non, c'est-à-dire transformés, dérivés, superposés, le plus souvent au hasard) avec nombreux ostinatos, avec des petites accélérations continues, ou des transformations rapides, voire même des ruptures brutales de ses transformations ; a contrario, il s'agit moins d'une exploration des timbres, malgré une grande variété de palette sonore obtenue avec peu de familles d'instruments (claviers diatoniques -vibraphones, marimbas, xylophones, xylorimba-, timbales-tambours, et un instrument conceptualisé pour la pièce, de couleur métallique, le sixxen, qui suggère le gamelan de Bali, le shôko des musiques de fête au Japon, les carillons des églises du bassin Méditerranéen et les cloches à vache des Alpes ; la pièce donne une impression de grande tenue, de maîtrise, tout en étant libre, multiple, aléatoire (avec des accidents quasi-improvisés) : elle est divisée en 4 parties, sans ordre imposé, dont les titres font référence aux matériaux de fabrication des instruments et aux sons produits, (1) "Mélanges", avec tous les instruments, comme une synthèse a priori, (2) "Métaux", avec le sixxen, scintillant, motorique, (3) "Claviers", avec les instruments aux plaques sonores accordées, fluide, (4) "Peaux", avec la grosse caisse, les bongos, tumba, toms-toms, timbales, quasi orgiaque Extrait-Vidéo [création : 3 Mai 1979, à Mulhouse, par Les Percussions de Strasbourg et les Ballets du Rhin (France)].42xxxx++++N

 



Actualisation : 29-Janvier-2017


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