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SOLO CLARINETTE

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Berio
(Luciano)
1980Sequenza IX (clarinette solo) [55 ans]Clarinette-solo. Une Sequenza parmi les plus fameuses (probablement la plus inspirée), la IXa, pour clarinette, polyphonique et d'une grande difficulté d'exécution, qui est une longue mélodie, avec répétitions, retours, symétries et échanges ; à nouveau, le mouvement est créé par le contraste entre 2 champs de hauteur déterminée, un assez peu mobile, l'autre très inconstant ; la pièce commence mystérieusement (lentes et longues phrases), puis déroule un discours continu avec une douce poésie (un court épisode humoristique en montagnes Russes, pianissimo) jusqu'à une alternance de longs appels répétés et de motifs ralentis presque blues ; son adaptation, numérotée IXb, pour saxophone (1981, 14 mn) est également très réussie (étendue à un ensemble dans "Récit", en 1996, le dernier des "Chemins"), comme la IXc pour clarinette basse ; en prolongement, "Chemins IIc" (1970) pour clarinette basse concertante et petit orchestre (ou bien, avec en plus une guitare électrique, 1997, finalisée par un élève), une pièce d'une grande douceur expressive tout en étant chargée d'énergie... à noter que, pour compliquer, la première version avec clarinette (IIb) de ces "Chemins II" concertants (1970), issus de la version pour alto, date aussi de 1970, soit avant la Sequenza IX, et donc la Sequenza pour clarinette est un processus de réduction, inverse des autres "Chemins" qui sont des extensions) [création de la Sequenza : 26 Avril 1980, à Paris (France) ; également une version solo avec électronique live, ordinateur balbutiant 4C, créée en même temps, en 1980, revue ultérieurement sur 4X].14xxxxx++.
Boulez
(Pierre)
1985Dialogue de l'Ombre Double (clarinette et électronique) [60 ans]Clarinette-Bande. Une œuvre magnétique, extraordinaire par sa multiplicité (le soliste et son double, les lignes mélodiques qui s'enchevêtrent, la réalité et le rêve) à partir d'un matériau unique et mémorisé (donc déformé, en miroir, soliloqué) ; une alternance de strophes et de transitions interprétées par le même instrumentiste : les 6 strophes (chacune centrée sur une idée unique) sont jouées sur scène «en direct» et les transitions (des tuilages entre les strophes) ont été préalablement enregistrées et sont diffusées par haut-parleurs ; l'opposition entre les parties de clarinette (interprète et bande) ne se fait que rarement par superposition des lignes, créant plutôt une polyphonie à deux voies, par successions ; mais le dialogue (conversationnel) qui suit le parcours irréversible du temps, est ici schizophrénique (dédoublement de personnalité), et ressemble davantage aux méandres d'une réflexion intérieure, le temps n'étant pas linéaire, mais circulaire, ce qui est corroboré par l'existence de 2 trajets interprétatifs (chiffres arabes, chiffres romains) pour cette œuvre semi-ouverte ; pour l'anecdote, l'idée de la pièce s'inspire d'une scène du «Soulier de Satin» de Paul Claudel, dans laquelle les ombres d'un homme et d'une femme sont traités comme un seul personnage ; version originale pour clarinette et bande, puis avec électronique ; enfin, adaptation pour basson et électronique en 1995, et aussi pour saxophone en 2001, et encore plus récemment, en 2013, pour flûte à bec, toutes réalisées ou acceptées par le compositeur ; Extrait-Vidéo [création : 28 Octobre 1985, à Florence (Italie)]... de la même veine (mais spatialisée et avec ensemble) : "Domaines" (1968).18xxxx+++.
Durieux
(Frédéric)
1993Devenir (clarinette et électronique en temps réel) [34 ans]Clarinette-Informatique. Une œuvre de musique pure à la fois puissante et déroutante, le soliste (et son spectre électronique) se cherchant sans se trouver ; la pièce associe une clarinette solo amplifiée (clarinette en si bémol et clarinette basse) à un environnement informatique, la Station d'Informatique Musicale de l'Ircam (l'instrument soliste a été préalablement enregistré et échantillonné) qui modifie l'enregistrement en temps réel (transformations sonores, spatialisation, déclenchement de séquences) ; aucune confrontation entre le soliste et l'électronique mais une démultiplication de la clarinette en une série de transformations et de figures issues du jeu en direct, la spatialisation révélant alors les couches diverses qui se superposent ; le titre provient de cette idée d'évolution de la sonorité d'un instrument, ou d'une idée musicale, mais aussi de ce flot incessant de la vie (l'instant présent, la mémoire, un devenir infini) ; la pièce est de nature rêveuse et féline à la fois, avec de belles articulations fluides (entrecoupées rarement de coups cinglants aux cordes) [création : 1er Juillet 1993, à l'Ircam, à Paris]... de la même veine, "Départ" (In memoriam Dominique Troncin, 1995) également pour clarinette solo, plus accessible, par ses affinités avec Dutilleux.18xxx+++.

 



Actualisation : 29-Janvier-2017


© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
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