legend

Orchestre-Grand-Instrumental | Orchestre-Grand-Voix | Orchestre-Petit-Instrumental | Orchestre-Petit-Voix | Orchestre-Instrumental-Electronique | Orchestre-Voix-Électronique | Concerto-Piano | Concerto-Violon | Concerto-Alto | Concerto-Violoncelle | Concerto-Double-Plus | Concerto-Flûte | Concerto-Clarinette | Concerto-Autres-Bois-Vents | Concerto-Percussions | Concerto-Divers | Ensemble-Instrumental | Ensemble-Voix | Ensemble-Électronique | Ensemble-Voix-Électronique | Électro-Pure-Tous-Types | Chambre-Avec-Electronique | Chambre-Cordes-Quatuor | Chambre-Cordes-Quintet-Plus | Chambre-Divers | Chambre-Duos-Trios | Solo-Piano-Claviers | Solo-Cordes | Solo-Flûte | Solo-Clarinette | Solo-Vents-Bois | Solo-Autres | Voix-Solistes-Seules-Ou-Accompagnement | Voix-Solistes-Chambre | Voix-Choral-Seules-Ou-Chambre | Opera-Chambre | Opera-Theâtre |

 

DOUBLE, TRIPLE, OU QUADRUPLE CONCERTO

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Bertrand
(Christophe)
2008Vertigo (2 pianos et orchestre) [27 ans]Piano concertant (2 pianos à 4 mains). Une œuvre brillantissime, féerique, vertigineuse (le titre est repris d'une pièce de György Ligeti, avec aussi une complicité pour le titre éponyme du film d'Alfred Hitchcock, en Français «Sueurs froides», sorti en 1958) qui laisse sans souffle, car il n'y a aucun moment de répit ; la pièce, en un seul mouvement, s'ouvre par de longs appels de cuivres en ostinatos obsessionnels (comme haletants), avant l'entrée des pianos (en spirales qui donnent le tournis), puis se déploie lentement (avec par contraste les pupitres de l'orchestre qui jouent beaucoup de croches et donnent un effet de rapidité, de fourmillements), pour tendre de plus en plus vers l'apocalypse (évitée, pour retomber jusqu'au début d'une nouvelle transe non aboutie), et se termine, après nombreuses fulgurances, dans un pied-de-nez de points de suspensions ; les pianos sont concertants (les 2 parties sont d'une difficulté exceptionnelle), mais intégrés le plus souvent à la trame orchestrale (sans antagonisme) qui est, de son côté, particulièrement plurielle (pour les exécutants, pas moins 43 parties réelles) ; Extrait-Vidéo [création : 20 Septembre 2008, au Festival Musica de Strasbourg (France), par Hideki Nagano et Sébastien Vichard (pianos), et l'Orchestre Philharmonique de Liège, sous la direction de Pascal Rophé].21xxxx++++N
Carter
(Elliott)
1961Double Concerto (clavecin, piano et 2 orchestres de chambre) [53 ans]Clavecin-Piano (spatialisés, non concertant)-Orchestre. L'œuvre, la première dans le (faux) genre concerto du compositeur, est innovante par sa mise en espace (et la sonorisation qui en découle) : les 2 ensembles sont les plus éloignés, l'un de l'autre, avec à gauche le clavecin moderne (amplifié) et son soutien par 3 cuivres, 1 flûte, 1 alto, 1 contrebasse, plus les percussions de bois et de métal, à droite le piano et son soutien par les bois, 1 violon et 1 violoncelle, plus les percussions à peaux ; la pièce naît du chaos, puis se déploie par un pugilat alterné (ping-pong) généralisé entre les 2 ensembles, pour terminer à nouveau dans le chaos ; elle s'organise en 7 sections : Introduction (le matériau musical propre aux 2 ensembles), Cadence pour clavecin (le thème du premier orchestre), Allegro scherzando (piano, clavecin et 2 orchestres entrelacés), Adagio (contraste des vents, lents, avec les autres pupitres qui jouent soit plus accéléré, soit plus ralenti), Presto, interrompu à 2 reprises par une Cadence pour piano, et Coda (commencé par de violent coup de cymbales et de tam-tams, puis éludé par vagues décroissantes jusqu'à la mesure finale) ; les 5 périodicités différentes, caractérisées chacune par un intervalle, décrivent autant de cycles, dont les décalages produisent des effets d'unisson ou des battements rythmiques : une pièce à la construction savante, mais directement perceptible à l'audition (avec effet stéréo marqué) [création : 6 Septembre 1961, à New York (USA)].23xxxx+++.
Escaich
(Thierry)
2006Miroir d'Ombres (concerto pour violon et violoncelle et grand orchestre) [41 ans]Violon et Violoncelle concertants. Un double concerto de belle facture, maîtrisée, dans le moule traditionnel avec 2 mouvements dissemblables (une exploration de l'idée du double), le premier hésitant, sinueux, presque interrogateur dans un climat sombre et intimidant (plutôt Adagio, coupé d'accents dramatiques dans lequel le violon, fiévreux, a tendance à dominer le discours), le second brillamment virtuose et syncopé ou haletant (plus rapide, et rythmé de manière très efficace... les 2 solistes semblent évoluer sur des planètes différentes, violon frénétique et violoncelle plus posé et lisent souvent des partitions dissemblables, y compris au niveau des tempos, ce qui apporte une réelle originalité à la pièce) ; les 2 solistes ne fusionnent leur discours que dans un bref épisode final pour faire corps face à un orchestre de plus en plus puissant [création : 8 Février 2006, au festival Présences de Radio France, à Paris (France)].30xxx+++++.
Greif
(Olivier)
1998Quadruple Concerto La Danse des Morts (violon, alto, violoncelle, piano, et petit orchestre) [48 ans]Quadruple concerto (violon, alto, violoncelle, piano, et, orchestre à cordes, avec 2 hautbois, 2 cors). Une pièce fascinante, magnétique, avec un effectif instrumental inhabituel (plus rare encore que le triple concerto) qui s'ouvre sur une série d'interrogations (phrases suspendues) par les solistes à cordes, puis les phrases prennent un caractère vaguement dansant (une danse macabre, sardonique) avec l'entrée du piano et des cors ; le 2ème thème est une fugue bringuebalante et grinçante, avec danse plus rapide (solo de piano et collage de bribes d'une comptine) ; le 3ème thème, beaucoup plus lent, élégiaque et apaisé, voire nostalgique (très expressif), se termine par une procession à peine plus vive (répétitive, plaintive) soulignée par les 2 hautbois ; le 4ème thème est une danse ironique, lancinante (aux cordes) sur un mode ancien (quasi baroque), avec un collage du thème médiéval du "Dies Irae" déjà connu au 14ème siècle (comme dans la "Symphonie Fantastique" de Berlioz), par les cors, la mélodie devenant tournoyante jusqu'à la narcose [création : 13 Juillet 1998, au festival de Cordes-sur-Ciel (France)].22xxx++++.

 



Actualisation : 29-Janvier-2017


© Jean Henri Huber, Musique Contemporaine.Info, 2005-2017 Pour retourner à la page d'accueil: BIENVENUE !
Retour Haut de page