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ENSEMBLE AVEC VOIX ET ÉLECTRONIQUE

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Berio
(Luciano)
1965Laborintus II (voix, ensemble et bande) [40 ans]Ensemble (petit)-Voix-Bande. Un labyrinthe (d'où le titre) littéraire et musical dans lequel l'auditeur voyage en compagnie d'un récitant (des poèmes d'Edoardo Sanguineti, des extraits de la Divine Comédie de Dante, et des textes d'Ezra Pound et T.S. Elliott) ; la bande reprend (d'où le code 2, ou II en Italien) des éléments de la partie orchestrale préalablement enregistrée (ensemble de 17 instruments), avec des références à Monteverdi et Stravinsky; proche du théâtre musical, par la présence de 8 acteurs-mimes (en plus des 3 chanteuses) ; une pièce symbolique (l'enfer et la folie) et emblématique d'une époque terriblement provocatrice et fascinante ; une première partie aux éclats soudains de cuivres stridents, aux voix de sopranos hallucinées (petits cris piaillants, qui se figent dans une note suraiguë), des à-coups chaotiques, des bris de verre, une polyphonie extrême (un sabbat bruitiste, halluciné) sans répit, une deuxième partie, comme une longue suite de free jazz, acide, aux textures accélérées, avec des rebonds métalliques ; Extrait-Vidéo [création : 1965, à Paris (France), à l'occasion du 700ème anniversaire de la naissance du poète Italien Dante]... de la même veine (textes aux langues différentes mélangées) : "Sinfonia", "Passaggio".35xxx++.
Dalbavie
(Marc-André)
1992Seuils (soprano, grand ensemble et informatique live) [31 ans]Voix (soprano solo) et grand ensemble (bois par 2), la diffusion de l'électronique étant disposée autour du public (spatialisée, quadriphonique) ; une succession de 7 mouvements très contrastés en style et en durée (de 15 minutes à 40 secondes!), dont les deux les plus développés sont le premier et le dernier, symétriques, qui exploitent tous les deux une variation sur la figure rythmique du rebond (6 mouvements sont chantés) ; l'ensemble est en pseudo-arche (15mn30, 3mn, 4mn30, 0mn40, 8mn30, 2mn30, 10mn) avec réduction progressive du temps et de la matière (sonore) et tout en haut (4ème mouvement, bref) une seule phrase au piano solo ; c'est d'abord une pièce d'esthétique spectrale (adoptée un temps par le compositeur, depuis "Les Paradis mécaniques" en 1983) par ses processus à développement continu, à enchaînements linéaires (et tagués), chaque étape correspondant à autant de seuils perceptifs (d'où le titre) ; la partie électronique a été élaborée avec l'assistance de Jan Vandenheede (RIM), à partir du programme de synthèse Chant, conçu à l'Ircam dans le but initial de synthétiser la voix ; une pièce kaléidoscopique (par ses faux emprunts et ses perles colorées), sous-tendue par un rythme obsessionnel (notes répétées, puzzle dynamique avec ostinatos, déplacements infimes complexes, puis pulsation régulière avec simplicité binaire), ce qui crée, avec la spatiatlisation, une sensation originale de mobilité et de plasticité par transformations sonores... brillant et séduisant ; hélas, aucun extrait vidéo à ce jour [création : 20 Mai 1992, à Beaubourg, centre Pompidou, Paris (France)]45xxxx+++N
Durieux
(Frédéric)
1993So Schnell, so Früh (soprano, ensemble, live electronics) [34 ans]Voix-Ensemble-Eléctronique-Spatialisation (soprano, 2 flûtes, hautbois, 2 clarinettes, cor, trompette, trombone, 2 percussionnistes, piano ou célesta, clavier électronique ou synthétiseur, 2 violons, 2 altos, 2 violoncelles). Une pièce tombale (le titre Allemand, une déploration, signifie si vite, si tôt) qui reprend le texte de la cantate BWV 26 de Johann Sebastian Bach (mais pas de citation de la musique), in memoriam Dominique Bagouet (chorégraphe Français, mort du Sida, en 1992) ; la pièce est en 8 courtes séquences qui enchaînent des parties instrumentales et des parties chantées ; elle transite de la déflagration (introduction) au silence quasi surnaturel de la fin, avec des moments de mélisme, de lyrisme, plus agités ; la 1ère est rapide, urgente et véhémente, en ralentissant, la 2ème (Ach wie flüchtig , Oh comment éphémère, 1), avec la voix, comme pour tous les intertitres en Allemand, commence la déploration proprement dite, lente, souple, tragique, la 3ème, un Interlude 1, lent, flexible, puis sans tempo, la 4ème (So schell, si vite) soutenue, mobile, la 5ème, un autre Interlude, 2, sombre, flamboyant et cassant, la 6ème (Wie leichtlich entstehen verzehrende Gluten, facilité avec laquelle le gluten est consommé), allante et modérée, la 7ème (Ach wie flüchtig 2), enfin, calme, vive, décidée, la 8ème, conclusion, très lente, mystérieuse, puis sans tempo ; l'électronique en direct agit soit par complémentarité ou diffraction, homogénéité ou dérives, dans un cadre global nettement polyphonique au niveau des timbres et aussi des structures ; hélas, aucun extrait vidéo à ce jour (mais dispo en intégrale sur SoundCloud à https://soundcloud.com/fredericdurieux/so-schnell-zu-fru-h-1993-1) [création : 10 Décembre 1993, Paris (France), Ircam, Espace de Projection].18xxx+++N
Ferrari
(Luc)
1998Symphonie déchirée (17 musiciens et bande) [69 ans]Ensemble-Sons Mémorisés (y compris voix). Une musique étrange et dérangeante, comme toutes les œuvres de Ferrari, mêlant l'acoustique simple et les sons amplifiés et mémorisés (commentaires parlés en voix-off en Allemand, Français), en 8 mouvements (chaque mouvement a une instrumentation spécifique et présente des états compositionnels et esthétiques différents) ; au début, un piano sensuel avec une bande de sons de la rue, puis un ensemble jouant une musique quasi immobile, planante, aux changements subtils, d'une couleur crépusculaire, qui s'anime peu à peu ; au milieu, une danse chaloupée au piano, répétitive, ludique ; enfin, un kaléidoscope de passages, inventifs, semblant sans queue ni tête (terminé presque par hasard) ; une pièce inspirée, avec toutefois un fourbi anecdotique (commentaires) et ésotérique, qui avec le recul paraît un peu vain, en tout cas daté ; la pièce a été taguée par la phrase suivante du compositeur lui-même: «une sorte de balancement entre révolte et volupté, entre réalisme et abstraction, entre mouvement impulsif et formaliste» ; Extrait-Vidéo [création : Septembre 1998, au Festival Musica de Strasbourg (France)].65xx++.
Posadas
(Alberto)
2013Tenebrae (6 voix solistes, ensemble et dispositif électronique) [46 ans]Voix-Ensemble-Electronique (2 soprano solo, contre-ténor solo, ténor solo, baryton solo, basse solo, ensemble de 14 instrumentistes, notamment 2 percussionnistes, 1 piano, 1 violon, 1 alto, 2 violoncelle, 1 contrebasse à 5 cordes, et électronique en temps réel avec spatialisation). La pièce est basée sur 4 textes, d'abord et surtout le texte de la liturgie Catholique de l'Office des Ténèbres, puis (insérés dans le précédent) des vers de 3 poètes Germanophones, Friedrich von Hardenberg dit Novalis (1772-1801), de Stefan George (1868-1933) et de Rainer Maria Rilke (1875-1926) ; les 6 voix solistes, amplifiées par l'électronique et spatialisées, sont organisées comme un chœur d'individualités ; l'ensemble instrumental est enfin à la fois un écrin et un organe agissant indépendamment ; tout du long, l'oeuvre est noire et éplorée, sévère et terrifiante (mais sans effet de manche), dans un mouvement avéré, assez allant, avec de fréquents emballements de courte durée ; elle commence dans une noirceur moite et hésitante (seulement les instrumentistes de l'ensemble notamment la contrebasse et cordes graves, éclairés par les percussions), puis s'immiscent les voix ensemble (bourdonnantes, suppliantes, insistantes) d'où émergent des solistes impérieux (crescendo) jusqu'à un climax, suivi de glissandi instrumentaux et à nouveau des voix qui deviennent balbutiantes, perdues, anéanties, avec borborygmes, cris, appels (avec l'intervention des cordes jouées parallèlement à l'archet pour un son crissant, quasi-scié-désespéré, fortement chargé émotionnellement) ; à mi-parcours, débute un épisode de chaos grinçant (un enfer plus terrifiant qu'imaginable) complété par des voix dans l'extrême grave (une déploration d'un pessimisme poignant), contrasté par des voix aiguës plus statiques (des appels angoissés et une attente humble), avant le retour du chaos ; cette alternance de visions suppliantes, suppliciantes et infernales, se poursuit, en jouant sur les registres, sur les rythmes, sur la spatialisation (des sources humaines et transformées-amplifiées), sur les timbres, avec des épisodes crescendo de fuite en avant jusqu'à la plus extrême tension qui ensuite retombe dans la douleur anéantie pour enfin s'éteindre dans un grondement terriblement menaçant ; Extrait-Vidéo [création : 15 Juin 2013, Cité de la Musique à Paris (France), par l'Ensemble vocal Exaudi, l'Ensemble intercontemporain, l'informatique musicale de Thomas Goepfer, dirigés par François-Xavier Roth]30xxx++++N

 



Actualisation : 16-Janvier-2021


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