HUSH, HUSH ! Reprise à Paris le 26 Avril de 'Art of Metal III' pièce phare du 21ième siècle de Robin (Alain Billard après 15 ans saura-t'il conserver toute sa sauvagerie de la création ?) ; beaucoup de compositeurs abandonnent leur site Internet personnel, en 2023 et 2024, dommage ; centenaire en Janvier de Nono totalement occultè, heureusement, celui de Boulez en 2025 promet beaucoup.

Concerts… ajout bienvenu [@mail en bas], si musique > 80% après 1941, pays Francophone, même format de données, avec lien-concert, '*' si création et '0€' si gratuit, max. 180 caractères +++
2024-04-26 - Ve (20.00) | Paris_Philharmonie | Intercontemporain_ensemble | David (De vif Bois*, Riff), Gisladottir (ST*), Robin (Art of Metal III) - …+++

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CONCERTO POUR PERCUSSION(S)

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Fedele
(Ivan)
2011La Pierre et l'Étang (percussionniste, ensemble et électronique) [58 ans]Concerto pour percussions et quatuor à cordes solistes, ensemble à cordes (une trentaine d'instrumentistes) et électronique (live, avec des capteurs de mouvements comme exploration du geste des solistes qui générent des sons électroniques, en plus des sons acoustiques, dans une confusion des genres pour le moins troublante). Le titre complet de la pièce "La Pierre et l'Étang (...les Temps...)" est un jeu de mots tendance ; la pièce est en 4 parties, "Rocher englouti", "Ricochet de galets", "Pierre ponce", "Pluie de cailloux", l'œuvre se souvient de ce jeu d'enfant qui consiste à mettre en relation la dureté d'une pierre avec un élément éminemment flexible (le ricochet étant le plus emblématique) ; sans être purement illustrative, la musique accapare ici la notion de pesanteur, de rebonds, de tension, de résistance, de tourbillons (les cercles concentriques sur l'eau), d'allers et retours, de projections (gouttelettes et éclaboussures), de miroitement ; le percussionniste muni comme chaque soliste de capteurs, passe successivement d'un instrument à l'autre (gong, cloches tubulaires, vibraphone, marimba, etc.), et provoque de ses mains nues des éclatements de bulles de vase (une cadence inscrite entre 2 parties) ; la pièce est incroyablement vivante, habitée (des gazouillis, des surprises), dynamique et la spatialisation joue un rôle métaphorique essentiel, comme le précise le compositeur, qui rêve de «dramatisation de l'espace» ; par son effectif rare et par la combinaison unique de solistes réels et virtuels (via l'électronique), la pièce renouvelle les sons d'un ensemble à cordes avec quatuor soliste dialoguant avec une percussion multiple ; superbe et cela fait aimer-goûter l'art des dissonances ; en plus l'électronique live y est pour beaucoup (preuve que c'est possible et que l'on en est qu'aux débuts) et là il faut adresser un coup de chapeau à Thomas Goepfer (R.I.M) pour la création informatique musicale Ircam qui a bien des idées (et pas fumeuses) ; note : le dispositif de petits capteurs, accéléromètres et gyroscopes, fournissent des informations sur le geste de chaque archet soliste ou sur l'avant-geste pour chaque percussion et notamment sa vitesse, sa structure, son accélération, sa rotation (baguette), etc. ; Extrait-Vidéo [création : 10 Juin 2011, au CentQuatre, à Paris (France), par Daniel Ciampolini (percussions), le Quatuor Renoir, Thomas Goepfer (réalisateur en informatique musicale, Ircam), l'Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigés par Ernest Martínez Izquierdo]30xxxxx+++N
Lachenmann
(Helmut)
1969Air (percussions et orchestre) [34 ans]Percussions (concertantes)-orchestre. Une pièce innovante pour l'époque faisant intervenir 1 percussionniste soliste (avec divers instruments) dialoguant avec un grand orchestre (le plus souvent par pupitre), avec un jeu de parité entre soliste et musiciens du rang, la pièce ayant une dimension politique, composée lors des évènements de Mai 1968, amis davantage en rapport avec l'émergence du groupe terroriste Allemand «Fraction Armée Rouge» ; la pièce, en 4 parties, s'ouvre sur un frotté interrogateur auquel répondent séquentiellement d'autres percussions et les instruments individualisés de l'orchestre (flûte, altos, etc.) ; à la fin du 1er quart temporel, l'orchestre avec plusieurs pupitres (jusqu'aux tutti, alors avec un coussin de cordes) intervient pour la 1ère fois avec des grondements menaçants et s'entame le dialogue entre tous les protagonistes (les percussions d'abord sèches) ; ensuite, alternent des moments plus individualisés (avec une part de mystère), assez lents, et des moments plus collectifs, plus dynamiques, pour se terminer dans le secret intimiste ; comme dans "Intérieurs" pour percussion solo, le jeu des instruments est innovant, pariant sur le bruit qui génère une musique poétique, allusive, suggestive, avec des sons courts, clairs, crépitants (batterie plutôt que timbale, triangle, cymbales frappés, xylophone sans résonance) ; Extrait-Vidéo [création : 1er Septembre 1969, à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), révision en 1994]20xxx+++N
Maderna
(Bruno)
1969Quadrivium (4 percussions et orchestre en 4 groupes) [49 ans]Concerto-Orchestre (grand en 4 groupes avec percussionnistes solistes, et 3 flûtes, 2 hautbois, cor anglais, clarinette en mib, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons, contrebasson, 4 cors, 4 trompettes, 4 trombones, 3 harpes, 1 célesta, 24 violons, 8 violoncelles, 8 contrebasses). Les 4 percussionnisters se répartissent pas moins 67 instruments (notamment 2 vibraphones, 2 xylophones, 2 marimbas, 2 glockenspiels, 4 jeux de cloches (tubulaires ou dite de vache), 6 timbales) et les 4 groupes orchestraux spatialisés (mais devant le public, rien à voir avec "Gruppen" de Stockhausen) contiennent environ 20 musiciens chaque (aux couleurs assez semblables, notamment 12 cordes, 3-4 vents, 3-4 bois et un instrument à cordes pincées, chacun) ; la pièce sans discontinuités (mais plutpot 4 parties) recherche manifestement les effets d'espace par dialogue à 2 (stéréo) qui se répondent ou s'opposent, voire plus jusqu'au fourmillement par juxtaposition ; elle commence par une introduction aux percussions seules, énigmatiques, avant d'ouvrir le champ aux autres instrumentistes, ensuite la pièce alterne batterie et cymbales sèches, colorés par les vents, puis s'accélère dans un crescendo exubérant mais très maîtrisé, jusqu'à l'évanouissement et un long étirement (aux cordes) de temps en temps irisées par des murmures aux bois (sans percussion) ; aux 2 tiers environ (4ème partie), il y a un très long épisode de micropolyphonie (tutti) qui résume différemment les 3 précédentes (et que n'aurait désavoué ni Xenakis, ni Ligeti), jusqu'à une extinction mystérieuse ; une musique brillante, ensorcelante, polymorphe, et aussi une oeuvre ouverte (pour les parties 2 et 4, dans l'arrangement, à la Boulez, ou dans les durées, si bien que la pièce peut durer entre 26 et 36 minutes) ; Extrait-Vidéo [création : 4 Avril 1969, à Royan, Festival international d'art contemporain (France), par le compositeur dirigeant le National de l'ORTF]32xxxx+++N

 



Actualisation : 25-Mars-2024


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