HUSH, HUSH ! Festival Manifeste-Ircam, du 30 Mai au 22 Juin 2024 ; 5ème festival Ensemble(s), du 18 au 22 Septembre 2024 (début résa en Aout) ; Festival Présence 2025 (Février), focus Olga Neuwirth ; reprise réussie à Paris le 26 Avril de 'Art of Metal III' pièce phare du 21ième siècle de Robin (Alain Billard après 15 ans a conservé toute sa sauvagerie de la création ) ; beaucoup de compositeurs abandonnent leur site Internet personnel, en 2023 et 2024, dommage ; centenaire en Janvier de Nono totalement occultè, heureusement, celui de Boulez en 2025 promet beaucoup.

Concerts… ajout bienvenu [@mail en bas], si musique > 80% après 1941, pays Francophone, même format de données, avec lien-concert, '*' si création et '0€' si gratuit, max. 180 caractères +++
2024-07-28 - Di (21.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | Piano_Guy | Messiaen (Vingt Regards, extr.), Boulez (Douze Notations), Jolivet (Mana), Murail (Sculptures inachevées*) - …+++
2024-07-28 - Di (17.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | Diotima_quatuor | Lachenmann (Grido), Aperghis (Premier Quatuor*) - …+++
2024-07-27 - Sa (21.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | Piano_Electro_Heisser | Maresz (Soli*), Messiaen (Petites esquisses d'oiseaux), Lachenmann (Serynade), Loriod (Étude d'Indépendance) - …+++
2024-07-27 - Sa (17.00) | Chazelet_Festival_Messiaen | Diotima_quatuor | Lachenmann (Reigen seliger Geister), Nono (Fragmente-Stille) - …+++
2024-07-26 - Ve (21.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | Diotima_quatuor | Lachenmann (Gran Torso), Urquiza (Index), Streich (Sternenstille) - …+++
2024-07-24 - Me (21.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | Musicatreize | Jolivet (Cinq danses rituelles, Epithalame), Schoeller (Hydre de Lerne) - …+++
2024-07-22 - Lu (21.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | TM+_ensemble | Loriod (Grains de Cendre, Trois Mélopées africaines), Messiaen (Huit Préludes) - …+++
2024-07-21 - Di (21.00) | LaGrave_Festival_Messiaen | Pianos_Muraro_Boffard | Loriod (Trois pièces *), Messiaen (Visions de l'Amen) - …+++

Orchestre-Grand-Instrumental | Orchestre-Grand-Voix | Orchestre-Petit-Instrumental | Orchestre-Petit-Voix | Orchestre-Instrumental-Electronique | Orchestre-Voix-Électronique | Concerto-Piano | Concerto-Violon | Concerto-Alto | Concerto-Violoncelle | Concerto-Double-Plus | Concerto-Flûte | Concerto-Clarinette | Concerto-Autres-Bois-Vents | Concerto-Percussions | Concerto-Divers | Ensemble-Instrumental | Ensemble-Voix | Ensemble-Électronique | Ensemble-Voix-Électronique | Électro-Pure-Tous-Types | Chambre-Avec-Electronique | Chambre-Cordes-Quatuor | Chambre-Cordes-Quintet-Plus | Chambre-Divers | Chambre-Duos-Trios | Solo-Piano-Claviers | Solo-Cordes | Solo-Flûte | Solo-Clarinette | Solo-Vents-Bois | Solo-Autres | Voix-Solistes-Seules-Ou-Accompagnement | Voix-Solistes-Chambre | Voix-Choral-Seules-Ou-Chambre | Opera-Chambre | Opera-Theâtre |

 

CONCERTO FLÛTE

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Escaich
(Thierry)
2006Miroir d'Ombres (concerto pour violon et violoncelle et grand orchestre) [41 ans]Violon et Violoncelle concertants. Un double concerto de belle facture, maîtrisée, dans le moule traditionnel avec 2 mouvements dissemblables (une exploration de l'idée du double), le premier hésitant, sinueux, presque interrogateur dans un climat sombre et intimidant (plutôt Adagio, coupé d'accents dramatiques dans lequel le violon, fiévreux, a tendance à dominer le discours), le second brillamment virtuose et syncopé ou haletant (plus rapide, et rythmé de manière très efficace... les 2 solistes semblent évoluer sur des planètes différentes, violon frénétique et violoncelle plus posé et lisent souvent des partitions dissemblables, y compris au niveau des tempos, ce qui apporte une réelle originalité à la pièce) ; les 2 solistes ne fusionnent leur discours que dans un bref épisode final pour faire corps face à un orchestre de plus en plus puissant ; Extrait-Vidéo [créations : 4 Février 2006, à Liège (Belgique), puis, 8 Février 2006, au festival Présences de Radio France, à Paris (France)].30xxx+++++.
Greif
(Olivier)
1998Quadruple Concerto La Danse des Morts (violon, alto, violoncelle, piano, et petit orchestre) [48 ans]Quadruple concerto (violon, alto, violoncelle, piano, et, orchestre à cordes, avec 2 hautbois, 2 cors). Une pièce fascinante, magnétique, avec un effectif instrumental inhabituel (plus rare encore que le triple concerto) qui s'ouvre sur une série d'interrogations (phrases suspendues) par les solistes à cordes, puis les phrases prennent un caractère vaguement dansant (une danse macabre, sardonique) avec l'entrée du piano et des cors ; le 2ème thème est une fugue bringuebalante et grinçante, avec danse plus rapide (solo de piano et collage de bribes d'une comptine) ; le 3ème thème, beaucoup plus lent, élégiaque et apaisé, voire nostalgique (très expressif), se termine par une procession à peine plus vive (répétitive, plaintive) soulignée par les 2 hautbois ; le 4ème thème est une danse ironique, lancinante (aux cordes) sur un mode ancien (quasi baroque), avec un collage du thème médiéval du "Dies Irae" déjà connu au 14ème siècle (comme dans la "Symphonie Fantastique" de Berlioz), par les cors, la mélodie devenant tournoyante jusqu'à la narcose [création : 13 Juillet 1998, au festival de Cordes-sur-Ciel (France)].22xxx++++.
Grisey
(Gérard)
1985Epilogue (4 cors et grand orchestre) [39 ans]Orchestre (bois par 4 et 4 cors solistes). La pièce commence par la perpétration du soliloque à l'alto précédent (avec une répétition de l'arc de "Prologue") ; puis après quelques tournoiements, interviennent les cors à l'unisson dans une phrase unique dans l'histoire de la musique (une fanfare avec dérive sonore, toute en clins d'oeil, voire en auto-dérision) ; compte tenu de l'instabilité des instruments c'est un challenge pour les 4 musiciens ; la fanfare est contrastée par les tournoiements des bois (étincelants), une marche au piano, des coups de butoir à la percussion... et finalement les 4 cors ont le dernier mot [création : 28 Septembre 1985, Biennale de Venise (Italie), par le BBC Symphony, dirigé par Peter Eötvös] ; de la même démarche compositionnelle, les 5 autres pièces des "Espaces Acoustiques" (un monument de la musique contemporaine), "Épilogue" étant la sixième et dernière du cycle en concert, cf. Extrait-Vidéo [création : 28 Septembre 1985, Venise (Italie), par Peter Eötvös.12xxx++++N
Takemitsu
(Toru)
1967November Steps (double concerto pour shakuhachi et biwa) [37 ans]Concerto-Orchestre (grand, bois par 3, plus shakuhachi, biwa, 2 instruments traditionnels Japonais). La pièce est rêveuse et mélancolique, à dominante chromatique ; elle semble en apesanteur seulement perturbée par les crépitements du biwa, l'orchestre se limitant à un écrin soyeux ; le shakuhachi quant à lui flotte le plus souvent ; l'onirisme ne s'éloigne jamais, la poésie aeérienne, non plus, sauf quand une accélération au biwa signale que l'attention est requise, que l'action se tend... jusqu'à un cri final au shakuhachi ; le dépaysement est garanti ; Extrait-Vidéo (t +46 min) [création : 9 Novembre 1967, New York (USA)19xxx+++.

 



Actualisation : 25-Mars-2024


Escaich
(Thierry)2002Résurgences (trompette et orchestre) [37 ans]Trompette-Orchestre (trompette concertant, bois par 2). La pièce, en 1 seul mouvement, s'ouvre par un chant grave, très lent, à la trompette, souligné par les cordes suraigües ; rien ne dit si c'est une déploration, une fénêtre de douce lumière ; une musique au statisme revendiqué, jusqu'à près de mi-temps ; alors elle s'anime un peu, devient prégnante, hésite en soliloques, apostrophe ; enfin, l'ambiance devient peu à peu fébrile, chaotique, prend un tour jazzy, tournoyant, erratique, jusqu'au gouffre ; en réalité le soliste, omniprésent, joue tour à tour de la trompette, du bugle, du cornet, dans un accompagnement visant le tapis sonore ; une prouesse car ce concerto, à forte personnalité et émotion, parvient à faire différent dans un répertoire encombré ; Extrait-Vidéo [création : 24 Avril 2002, Rennes (France)]26xxx+++++.Holliger
(Heinz)1985Scardanelli-Zyklus (flûte solo, petit orchestre, chœur et bande) [46 ans]Flûte-Voix concertantes (soliste, ensemble, chœur, bande). Sur des poèmes du poète et philosophe Friedrich Hölderlin (1770-1843), en se rappelant que les 36 dernières années de sa vie se déroulent dans l'ombre de la folie et qu'à partir de 1841, il signe ces poèmes, souvent des quatrains, du pseudonyme Scardanelli, en les datant de siècles passés ou de mois-années à venir au gré de sa fantaisie ; la pièce a été composée en plus de 10 ans, de 1975 à 1985 (en outre, révisée-étendue en 1993) et se conçoit comme un journal (et en ce sens, elle peut être interprétée comme une forme ouverte, c-a-d jouable selon différents ordres des poèmes, à l'instar de la lecture des pages d'un journal, ce qui fait qu'il n'existe pas, à ce jour, de version fixe de l'œuvre) ; c'est d'abord un cycle de 12 chants ("Die Jahreszeiten" [Les Saisons], 3 fois 4 chants) pour chœur mixte (et spatialisé), souvent à la limite du grouillement figé, mais pas seulement ; en réalité, les poèmes chantés ne sont qu'une des 3 composantes de la pièce : les 2 autres sont pour flûte solo ou pour petit orchestre, ou pour l'association des 2, avec souvent une bande magnétique (aujourd'hui de l'informatique musicale) ; par exemple, "(t)air(e)" (1978-1983), une étude respiratoire jouant avec les limites du registre de la flûte, "Übungen zu Scardanelli" [Exercices pour Scardanelli] pour petit orchestre, ou "Turm-Musik" (1984), pour flûte solo, ensemble et bande, en mémoire de la tour à Tu¨bingen dans laquelle le poète a séjourné, ou encore "Ostinato funèbre" pour petit orchestre (1991, en mémoire à la "Trauermusik" maçonnique de Mozart, avec des bruits de feuilles, de vent, de gouttes d'eau) ; c'est une pièce très originale, unique, sans commencement ni fin, sans point culminant, hors du temps, inexorable (comme le temps par les saisons, comme la vie humaine sans repaire, dans le passé ou le futur), souvent au bord de la dissolution ; elle est à la fois étrange, froide et figée, littéralement moirée de bout en bout, et d'une grande complexité (de nombreux canons, par tons, puis decrescendo, par demi-tons, quarts de ton, huitièmes de ton, comme une musique qui se rétracterait, des symétries de tous types, des rétrogradations sans fin, comme une musique qui s'immobiliserait dans le temps, pour aboutir à une perte quasi-totale de substance, de matérialité, d'où une sensation unique d'hallucination sensorielle)… une réussite très difficile d'accès (par sa longueur, par son statisme, par son voyage aux frontières de la perception, ici les infra-graves et les infra-aigus) et un testament avant la lettre, plein d'inventions sonores ; Extrait-Vidéo [création : 18 et 19 Octobre 1985 (en 2 parties), au Festival de Donaueschingen (Allemagne)].160xxxx+.Saariaho
(Kaija)2001L'Aile du Songe (concerto pour flûte et orchestre sans vents) [49 ans]Flûte-Orchestre (flûte soliste, sans autre bois-vents, 3 percussionnistes, harpe, célesta, 13 violons, 5 altos, 4 violoncelles, 4 contrebasses). Un concerto traditionnel, très virtuose, mais qui tranche par son côté espiègle, son discours-soliloque ressemblant à celui d'oiseaux (avec même des digressions anthropomorpohiques), son humour ; la pièce est en 2 parties contrastées, la 1ère intitulée Aérienne, Prélude, Jardin des oiseaux, D'autres Rives II, bien nommée, introduit un monde enchanteur, descriptif, presque sauvage et dansant ; la 2ème, intitulée, Terrestre Oiseau dansant L'oiseau, un Satellite infime, est plus méditative, mysrérieuse, poétique, et comme évanescente, jusqu'à extinction surprise ; au total, un exercice brillant et divertissant, pour notre plus grand plaisir ; Extrait-Vidéo [création : 12 Octobre 2001, à Bruxelles, au Flanders Festival (Belgique)].18xxx++++NTakemitsu
(Toru)1987I Hear the Water Dreaming (flûte et orchestre) [57 ans]Orchestre-Flûte concertante (petit, bois par 2). Le thème est exposé au début de la pièce à la flûte et renvoie aux symboles mythologiques d'une peinture aborigène d'Australie ; la pièce repose sur un climat onirique qui semble disputer le silence à la couleur, et la fluidité aux brisures qui la menacent ; elle s'étale avec nonchalance sans rupture dramatique, par vagues douces successives, elle s'écoule telle un calme ruisseau, sans jamais dévier de son avancée chromatique, élégiaque, de son climat champêtre (dans la plus pure tradition de l'instrument de Pan quand il est tonal) ; Extrait-Vidéo [création : 3 Avril 1987, à Indianapolis (USA)].11xx++++N

 



Actualisation : 25-Mars-2024


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