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ORCHESTRE AVEC ÉLECTRONIQUE

 

COMPOCRÉATITREANALYSETPSVALNIVN
Cerha
(Friedrich)
1963Spiegel I-VII (grand orchestre et bande) [37 ans]Très grand Orchestre (bois par 4 ou 5, 12 percussionnistes). Littéralement «miroir» (à multiples facettes), ce cycle monumental en 7 parties par sa durée, par ses effectifs, notamment les percussions énormes, par la bande magnétique (en superposition omniprésente) est un incontournable du post-sérialisme étiré assorti de micro-polyphonies qui avancent lentement (contemporaines à Ligeti) ; les premières esquisses datent de 1961 (visionnaire), mais la pièce n'a été créée dans son intégralité qu'en 1972 ; globalement, la musique, à limite de la démesure, procède par agrégats sonores où des tumultes orchestraux éruptifs succèdent à de longues répétitions de notes ou de passages instrumentaux continus (souvent oppressants, insistants, souvent aux percussions), et dans chaque partie, les alliages souvent métalliques qui sculptent la pâte sonore par approches renouvelées et les climax intenses et cataclysmiques sont différents (mais cohérents entre eux) ; la pièce a littéralement ouvert, à l'époque, des mondes sonores nouveaux presque par saturation, et c'est une expérience en concert (rare) dont les oreilles ne sortent sensoriellement pas indemnes ; Extrait-Vidéo [création : I, 9 Octobre 1972, Graz (Autriche) ; II, 18 Octobre 1964, Donaueschingen (Allemagne) ; III, 19 Novembre 1965, Stockholm (Suède) ; IV, 26 Octobre 1971, Graz (Autriche) ; V, 13 Décembre 1963, Munich (Allemagne) ; VI, 21 Mai 1968, Hambourg (Allemagne) ; VII, 21 Mai 1968, Hambourg (Allemagne) ; I-VII, 9 Octobre 1972, Graz (Autriche)].93xxxx+++N
Harvey
(Jonathan)
1986Madonna of Winter and Spring (orchestre, synthétiseurs, électronique live) [47 ans]Grand Orchestre (près de 100 instrumentistes avec bois par 3 ou 4, 5 percussionnistes dont un vibraphone, et électronique en direct (et spatialisée), notamment amplification pour cor Anglais, clarinette, cors, trompette et 3 modulateurs en anneau, chacun pour piano, harpe et vibraphone). Une pièce [La Madonne de l'Hiver et du Printemps] magnétique et puissante (gros effectifs) en 4 mouvements intitulés "Conflict" [conflit], "Descent" [descente], "Depths" [profondeurs], "Mary " [Marie], le dernier durant la moitié de la pièce, les 3 autres à peu près égaux ; composée en l'honneur de Marie, mère de Jésus, la pièce veut dépeindre l'influence de sa personnalité douce et généreuse face à la noirceur du monde, aux pulsions erratiques ou désespérées (mais le résultat est de la musique pure, sans sentimentalisme, sans pittoresque, plutôt énigmatique) ; la musique est tour à tour épique-divagante ou frémissante et allante ou quasi-immobile ; la 1ère partie s'ouvre sur un accord (pressant, apostrophant) puis déroule 20 courtes séquences qui seront reprises en désordre dans les 2 parties suivantes avec un instrumentarium différent (créant des couleurs changeantes, comme des regards avec des angles multiples) jusqu'à atteindre les ténèbres statiques dans la 3ème partie ; la 4ème partie, elle, est un peu plus limpide (registre plus aigu), avec une mélodie fluide, plus déployée ; l'une des pièces emblématiques de l'enrichissement de la palette sonore obtenue en alliant les pupitres d'instruments individualisés et l'électronique utilisée avec doigté, soit par amplification simple (singuliers appels des 4 cors) soit par la déformation traînante des modulateurs ; Extrait-Vidéo [création : 27 Août 1986, pour les Proms, à Londres (Angleterre)]34xxx+++N
Harvey
(Jonathan)
2008Speakings (orchestre et électronique) [69 ans]Orchestre-Electronique (3 flûtes, 3 hautbois, 3 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, tuba, 4 percussionnistes, harpe, piano, célesta, clavier électronique/MIDI/synthétiseur, 26 violons, 10 altos, 8 violoncelles, 6 contrebasses). L'idée de départ et la gageure, bien explorées, sont de faire véritablement parler l'orchestre (au-delà de l'anecdotique) et de traiter de l'évolution humaine à partir de la parole, en utilisant l'informatique musicale pour détourner les instruments traditionnels et les personnifier (grâce aux algorithmes des acousticiens de l'IRCAM, Gilbert Nouno et Arshia Cont, les violoncelles, violons et trompettes se mettent à pleurer comme des bébés et même à parler) ; la pièce est introduite par une séquence mystérieuse, énigmatique (froissements suraigus, ritournelle aux violons) puis s'élargit aux autres pupitres avec des alanguissements, avec un apprentissage de la parole (par les instruments ou par l'électronique) inabouti (apprentissage terminé, avorté) ; puis la pièce bascule qui prend une couleur différente, plus métallique (plus dans le style d'Olivier Messiaen) avec une inspiration Bouddhiste et un rythme bien plus lent et emphatique (cloches et gongs), voire de l'ironie narquoise, mais dans un tout subtil ; il y a une part d'humour anecdotique dans les sons issus de l'électronique (directs ou provenant d'enregistrements de courtes phrases prises au hasard) ou des instruments (babillages infantiles) avec des sons de hochets, avec alternance de dialogues ou de discours simplets ou naïfs (parfois des jacasseries frénétiques), mais l'écriture reste complexe ; et surtout l'idée va plus loin que de faire parler un orchestre, car il y a une progression de la connaissance, une complexification du langage (par l'éducation ?) ; à la fin, la pièce semble reprendre le même apprentissage, mais les babillages sont heureux, comme si le syncrétisme religieux et la tolérance inter-individuelle initiés auparavant seraient les seuls qui aboutissent à la parole et à la communication ensemble (des individualités séparées de l'orchestre) ; Extrait-Vidéo [création : 19 Août 2008, Londres (Grande Bretagne), au Royal Albert Hall, Festival des Proms, par l'Orchestre symphonique de la BBC, direction : Ilan Volkov]... de la même veine, moins accessible, "Sprechgesang", pour hautbois ou cor Anglais et petit ensemble instrumental (2004, 9 minutes).25xxx+++N
Levinas
(Michaël)
1979Ouverture pour une Fête Étrange (orchestre et électronique) [30 ans]Orchestre-Bande. Une œuvre dans laquelle se dégage un parfum de mystère, de rêve et dont les sonorités sont quasi-magiques ; 2 orchestres et un enregistrement sur bande (en réalité faisant fonction de 3ème orchestre) créent un univers irréel, magique, unique avec des passages soufflés (symbolisant la fumée), des cris de foules, des chants d'oiseaux (rien à voir avec Olivier Messiaen) ; Extrait-Vidéo [création : 18 Novembre 1979, au Festival de Metz (France)]... de la même veine (avec un matériau électronique commun), le Concerto pour piano-espace n°2 (1980).16xxx+++.
Levinas
(Michaël)
2009Evanoui (orchestre et électronique en direct) [60 ans]Orchestre (grand, bois par 3, spatialement doublé, et électronique en temps réel). La pièce, en un seul mouvement, est incomparable sur le plan sonore par rapport à d'autres compositeurs et même plutôt différente dans son propre catalogue (les pièces les plus proches étant l'ouverture de l'opéra "Les Nègres" ou "Incurver" ou "Se briser" ou "Par-delà") ; certes, elle est éminemment polyphonique, mais la superposition ne vient pas des pupitres (verticale) mais des tempos qui font évoluer les processus harmoniques et les agrégats complexes (on a le sentiment auditif d'une pâte molle, parfois tremblante, qui sans cesse bouge, se transforme, et il y a par moments une survivance Baroque) ; alors, l'apparition d'un groupe instrumental spécifique basé sur différentes familles de cordes pincées (pianoforte ou guitare ou harpe microtonale compris), la superposition de plusieurs diapasons, les interférences entre les sons propagés dans l'espace par l'acoustique aérienne des instruments (le piano percussif) et les sons instrumentaux échantillonnés par le traitement informatique, provoquent des mouvements résultants et des battements très mobiles ; une pièce incontournable ; hélas, aucun extrait vidéo à ce jour [création : 6 Mars 2009, à Paris, Radio France, festival Présences, orchestre philharmonique, direction : Pascal Rophé].20xxx+++++N
Lindberg
(Magnus)
1985Kraft (orchestre et électronique) [27 ans]Orchestre-Informatique (piano, 3 clarinettes, violoncelle, 2 percussions, grand orchestre avec bois par 4). Une œuvre audacieuse, effervescente et énergique pour 5 solistes (la clarinette se démultipliant en clarinette basse, clarinette contrebasse) et grand orchestre avec électronique live qui utilise des procédés de transformation rythmique, d'interpolation constante d'un ostinato rythmique à un autre (son travail de préparation pendant plus d'1 an sur ordinateur, à l'Ircam, a beaucoup servi au compositeur de ce point de vue) ; c'est une pièce quasi-théâtrale, car l'œil est sollicité autant que l'oreille : d'une part, les solistes sont amenés à circuler autour du public, pour jouer des percussions qui les attendent ici et là -ainsi, la violoncelliste frappe et fait tournoyer le gong de l'allée centrale, le pianiste fait entendre un piano, un ressort de récupération, du papier de verre frotté, des galets cognés ou encore de l'eau d'un seau muni d'un tuyau d'arrivée d'air, ou le chef lui-même est muni d'un sifflet et d'oreillettes, d'autre part, la musique est spatialisée par un système de haut-parleurs, comme autant d'actions sonores ; les 2 grands mouvements, qui s'écartent du fortissimo continuel que laissent prévoir l'ouverture et le titre qui signifie «puissance, force» en ménageant des moments plus paisibles, sont suivis d'une coda relativement longue ; aujourd'hui une pièce datée, émoussée côté esbrouffe, plus fascinante que déroutante par la discontinuité des événements sonores, mais solide et belle, ponctuée par un grand crescendo de l'orchestre où la clameur des cuivres interpelle les déflagrations percussives (pour faire court : un rock Varésien spatialisé) ; Extrait-Vidéo (court) ; [création : 4 Septembre 1985, à Helsinki (Finlande)].29xxxx++++.
Murail
(Tristan)
2004Terre d'Ombre (orchestre et électronique live) [57 ans]Orchestre (grand, avec électronique live). Une œuvre marquée par la couleur (plutôt sombre) et le grain : elle s'ouvre par de longs et lents appels sombres aux tutti (avec des injections micro-tonales électroniques, notamment avec les violons), puis le grain apparaît par le piano qui apporte une épaisseur au matériau ; une pièce ambitieuse par les résonances qu'apporte l'électronique à l'orchestre pour le guider dans la couleur spectrale et aussi pour en accentuer la fusion des tons (et des timbres) ; Extrait-Vidéo [création : 20 Mars 2004, à Berlin (Allemagne)].24xxxx++++.
Stockhausen
(Karlheinz)
1969Hymnen (musique électronique, orchestre) [41 ans]Orchestre (petit)-Bande. Sur le plan électronique, cette œuvre est une expérience de dé-structuration du temps par répartition et élargissement d'évènements simples et mémorisables, sur le plan de la couleur et du matériau, elle a été rattachée de manière saisissante à Gustav Mahler, sur le plan du contenu, elle traite électroniquement une quarantaine d'hymnes nationaux du monde entier (y compris la "Marseillaise") ; l'orchestre entre progressivement dans la deuxième partie et prend le dessus (dans le cadre de l'œuvre ouverte) sur la bande dans la troisième partie ; la version initiale est purement électronique (1967, plus longue : 115 mn) et une autre version dérivée (1967) utilise 4 solistes additionnels ; à la ré-écoute, dans les années 2000, la pièce a vieilli et le geste créateur, original, paraît daté ; Extrait-Vidéo [création : 30 Novembre 1967, à Cologne (Allemagne)].45xx++++.

 



Actualisation : 02-Juin-2021


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